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Donald Trump préfère voir son fils jouer au "soccer" plutôt qu'au football américain

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Le président américain a fait un aveu insolite à seulement quelques heures du coup d'envoi du fameux SuperBowl

A rebrousse-poil. Dimanche, jour sacro-saint du SuperBowl aux Etats-Unis, Donald Trump a reconnu qu'il aurait "du mal" à voir son fils cadet, Barron, jouer au football américain.

Lors d'une interview diffusée sur CBS à quelques heures de la finale du championnat de football américain, opposant les Rams de Los Angeles aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre, le président s'est vu demander s'il laisserait son fils Barron, 12 ans, jouer à ce sport ultra populaire aux Etats-Unis, mais de plus en plus critiqué à cause de sa violence et des commotions cérébrales que subissent les joueurs. 

"C'est une très bonne question. C'est très dur comme question. S'il le voulait, oui. Mais est-ce que je le pousserais vers ça? Non", a répondu le président américain. 

Donald Trump, pourtant grand fan de foot US, critique régulièrement la NFL, qu'il accuse de ne pas être sévère avec les joueurs qui s'agenouillent pendant l'hymne national pour protester contre les violences policières dont les Noirs sont victimes, et se réjouit également des baisses d'audience à la TV. 

"C'est un sport dangereux"

Mais au-delà de l'aspect politique, la NFL est régulièrement critiquée pour sa gestion des cas d'encéphalopathie traumatique chronique, diagnostiqués chez des centaines d'anciens joueurs et associés à la répétition des chocs à la tête. 

"C'est un sport dangereux, c'est vraiment très dur. Je pensais que l'équipement des joueurs s'améliorerait, et c'est le cas. Les casques sont bien meilleurs mais ça n'a pas réglé le problème", a jugé Donald Trump dimanche.

Barron Trump s'est en fait tourné vers un autre sport: le "soccer", notre football à nous, européens.

 "Beaucoup de gens, dont moi, pensaient que le football ne marcherait jamais dans notre pays, mais ça s'implante rapidement", développe-t-il dans un rare hommage dans la bouche d'un président américain au "soccer".

D'ailleurs, les Etats-Unis accueilleront le Mondial en 2026. 

Charles Magnien avec AFP