RMC

Guerre en Ukraine: percée russe dans la deuxième ville du pays, les Occidentaux accentuent la pression

La bataille pour le contrôle de Kiev se poursuit ce dimanche, alors que les Occidentaux accentuent encore la pression sur Moscou, en excluant des banques russes de la plateforme interbancaire Swift et en s'apprêtant à livrer davantage d'armes à l'Ukraine.

Au quatrième jour de l'offensive lancée par Vladimir Poutine, les sirènes d'alarme anti-aérienne ont à nouveau retenti dans Kiev, dans la nuit de samedi à dimanche, forçant les habitants à se réfugier dans les abris de la capitale.

Percée russe à Kharkiv, deux villes du sud encerclées

L'armée russe a encerclé les villes de Kherson et Berdyansk, près de la Crimée dans le sud de l'Ukraine, et s'est emparée de la ville de Henitchesk et d'un aéroport près de Kherson, a déclaré dimanche le ministère russe de la Défense.

L'armée russe fait aussi une "percée" à Kharkiv, la deuxième ville du pays: des combats ont lieu dans les rues de la ville entre troupes ukrainiennes et forces russes, selon le gouverneur local.

Les forces russes "poursuivent leur offensive pour verrouiller Kiev" après avoir "terminé leur regroupement" sur le front nord, a de son côté affirmé l'armée ukrainienne.

Des frappes ont également touché un dépôt pétrolier à Vassylkiv, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kiev, provoquant un immense incendie, ainsi qu'un gazoduc à Kharkiv, dans l’est du pays.

Un nouveau train de sanctions

Ce samedi, les Occidentaux ont aussi adoptés un nouveau train de sanctions plus dures, contre la Russie. L’exclusion de nombreuses banques russes de la plateforme interbancaire Swift a été décidé.

Une action qui "empêchera les banques d'effectuer la plupart de leurs transactions financières mondiales, et par conséquent, les exportations et importations russes seront bloquées", a souligné la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Par ailleurs, les partenaires occidentaux ont décidé de restreindre davantage l'accès de la banque centrale russe aux marchés des capitaux, et de "paralyser les actifs de la Banque centrale russe" afin d'empêcher Moscou d'y recourir pour financer le conflit en Ukraine, selon les mots de Mme von der Leyen.

>>> A lire aussi - le président Zelensky dit avoir "cassé le plan" de la Russie, le couvre-feu renforcé à Kiev

La France renforce son soutien à l'Ukraine

La France a décidé de, de son côté, renforcer son soutien à l'Ukraine, en particulier en équipements de défense. Ces "décisions importantes" ont été prises "au vu de l'évolution de la situation en Ukraine", au cours d'un conseil de défense et de sécurité qui s'est réuni en fin de journée autour d'Emmanuel Macron, a indiqué l'Elysée.

Le chef de l'Etat a également appelé samedi vers minuit son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, qui l'a remercié "pour avoir répondu aux demandes de l'Ukraine en matière d'équipements militaires défensifs".

RT France bientôt visé?

Au cours du conseil de défense, il a par ailleurs "été acté des mesures de lutte contre la propagande de la part d'influenceurs et de médias russes sur le sol européen", selon l'Elysée. La chaîne RT France et l'agence Sputnik pourraient être concernées "mais pas seulement".

Par ailleurs, Emmanuel Macron a réclamé dans un entretien téléphonique avec son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko que celui-ci "exige au plus vite le retrait des troupes russes de son sol", et qui sont engagées dans l'invasion de l'Ukraine.

Maxime Martinez (avec AFP)