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Midterms: raciste et complotiste, "MTG" est l’idole des partisans de Donald Trump

Candidate aux élections de mi-mandat ce mardi aux Etats-Unis, Marjorie Taylor Greene est connue pour ses prises de position très controversées.

Marjorie Taylor Greene, qui est candidate aux "midterms", les élections de mi-mandat qui ont lieu ce mardi aux Etats-Unis, est l’idole des partisans de Donald Trump.

On l’appelle par ses initiales MTG, elle candidate au poste de représentant en Georgie, l'équivalent de nos députés. Élue pour la première fois en 2020, elle est candidate à sa réélection et on lui promet un rôle important si les républicains obtiennent la majorité. Carrière express pour cette femme de 48 ans, totalement inconnue il y a deux ans. Divorcée, mère de famille, toujours vêtue de robes rouge moulantes, elle dirigeait une salle de sport avant de se lancer en politique.

Au sein du parti républicain, elle est une des cheffes de file des partisans de Donald Trump. Elle représente le courant le plus extrême. Elle se définit comme chrétienne nationaliste, anti-avortement, climato-septique, partisane d’une immigration zéro.

Les incendies allumés par les juifs, grâce à un rayon laser tiré depuis l’espace…

MTG est surtout raciste et complotiste. Elle défend par exemple sérieusement l’idée que les incendies en Californie ont été allumés par les juifs, grâce à un rayon laser tiré depuis l’espace, tout cela organisé par la famille de Rothschild.

Elle affirme qu’une tuerie dans un lycée est un coup monté des partisans du contrôle des armes. Elle défend aussi l’idée que Barack Obama et Hillary Clinton devraient être exécutés après un procès pour trahison… Et malgré ses excès, elle est prise au sérieux.

Il y a deux ans, un des principaux responsables du parti républicain, le sénateur Mitch McConnell, avait dénoncé ses mensonges loufoques et avait parlé d’elle comme d’un cancer pour le parti. Mais depuis, le vent a tourné. Elle est une des élues qui a levé le plus d’argent pour financer sa campagne. Et de nombreux candidats ont réclamé son soutien.

Elle-même affirme que Donald Trump envisage de faire un ticket avec elle, s’il est candidat à la présidentielle de 2024. Et Donald Trump parle d’elle comme d’une combattante. Mais il n’a pas confirmé qu’il voulait en faire sa vice-présidente.

Nicolas Poincaré