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Raisons, justifications, conséquences... Les questions autour de la mort du général Soleimani tué par les USA

L'Irak a dit vendredi redouter une "guerre dévastatrice" après l'assassinat sur son sol par les Etats-Unis du puissant général iranien Qassem Soleimani et de son premier lieutenant, une escalade qui a suscité des promesses de vengeance de la part de Téhéran et de ses alliés.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les Etats-Unis ont lancé une attaque sur un des homme forts de l'Iran. C'est un tir de drone qui a pulvérisé en pleine nuit les véhicules à bord desquels se trouvaient Soleimani, un dirigeant des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, et Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires majoritairement pro-Iran.

Ce raid, qui a suscité des réactions inquiètes dans le monde, a été ordonnée par le président américain Donald Trump lui-même, d'après le Pentagone. Une escalade dangereuse de la situation déjà extrêmement tendue dans la région.

"Peu à peu on a vu une héroïsation de son personnage alors qu'un homme de son grade travaille habituellement dans l'ombre", explique le grand reporter Vincent Hugeux ce vendredi matin sur RMC. 

"Ca a pris une autre tournure quand des miliciens irakiens pro-Iran ont déferlé sur une zone sécurisée dans Bagdad cette semaine"

La question du timming pose question. "Il y avait une montée des périls depuis plusieurs semaines. Depuis fin octobre, des américains diplomates ou militaires installés en Irak étaient visés par des attaques à roquette. Mais ça a pris une autre tournure cette semaine quand des miliciens irakiens pro-Iran ont déferlé sur une zone sécurisée dans Bagdad où se trouve notamment l'ambassade américaine. Ca, ça a déclenché chez Donald Trump une sorte de fureur."

L'Iran a annoncé vouloir riposter à cette attaque laissant craindre des violences graves dans la région. Les USA ont ainsi demandé à tous leurs ressortissants se trouvant en Irak de quitter "immédiatement" le pays.

Retrouvez en vidéo ci-dessus le décryptage complet du grand-reporter Vincent Hugeux.

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