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Philippe Croizon sur Eric Zemmour : "Il n’aime pas la différence"

Philippe Croizon était l'invité de la Matinale Week-end sur RMC

Philippe Croizon était l'invité de la Matinale Week-end sur RMC - Nick Otto / AFP

Invité de "La Matinale Week-end" ce dimanche sur RMC, l’athlète Philippe Croizon est revenu sur la polémique d’Eric Zemmour sur les élèves handicapés.

Après avoir dénoncé « l’obsession de l’inclusion » des enfants handicapés et en proposant des établissements spécialisés pour les scolariser, Eric Zemmour s’est attiré la foudre de la classe politique.

Des propos qui n’ont pas tardé à faire réagir l’athlète Philippe Croizon dans la Matinale Week-end sur RMC. "Il illustre le personnage qu’il est. Il n’aime pas la différence. Il a attaqué les femmes, les homosexuels, les étrangers et maintenant il s’en prend aux personnes handicapées. Je pense qu’à la fin, quand il n’aura plus personne à attaquer, il ira au bout de sa démarche et il s’attaquera lui-même", a-t-il dit.

"Violent", "choquant" et "gratuit"

Dans son intervention, Philippe Cloizon a également soulevé quelques problèmes dans le système éducatif destinés aux personnes handicapées. «Aujourd’hui, il y a encore des enfants de la République qui ne peuvent pas accéder à l’école. Pendant des décennies, nous avons caché les personnes handicapées dans notre pays, c’était culturel. Depuis la loi de 2005, les enfants peuvent désormais aller à l’école ordinaire, apprendre un métier plus tard, vivre du fruit de leur travail. Et ne plus être dépendant de la société", souligne-t-il. "On ne peut pas faire marche arrière, pas notre pays, pas la France", rajoute-t-il.

"Violent", "choquant" et "gratuit", tels sont les mots qui décrivent la dernière sortie d’Eric Zemmour selon Philippe Croizon. .

La politique ? je t’aime, moi non plus

Concernant un potentiel lancement dans l’arène politique, "c’est une sorte de je t’aime, moi non plus. Je suis une personne très sensible, je pense que j’en souffrirais. En revanche, si on me demande d’être le secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, je l’accepterais et je dirai ce que nous en avons besoin. On me dira que ce ne serait pas possible et je démissionnerai. Voilà ma vision", a-t-il affirmé.

Khalil Rajehi