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Un homme tué par balles à Marseille: dans le quartier, les habitants sont à bout de nerfs

Nouveau tué par balles à Marseille: dans le quartier, les habitants sont à bout de nerfs

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Un homme de 33 ans a été tué par balles mardi soir à Marseille. L'homme était connu des services de police. La piste du règlement de comptes est privilégiée par les enquêteurs. C'est la cinquième personne à être tuée par balles depuis mi-septembre.

À Marseille, nouveau règlement de compte dans le 3e arrondissement, à proximité de la gare Saint-Charles. Un homme âgé de 33 ans a été abattu mardi soir alors qu'il se trouvait dans une épicerie du quartier de la Belle de Mai. Les tireurs ont pris la fuite en voiture.

Il s'agit du cinquième tué par balles sur le secteur depuis mi-septembre. Depuis le début de l'année, 26 personnes ont été tuées par balles dans les Bouches-du-Rhône, le plus souvent sur fond de trafic de stupéfiants, selon la Préfecture de police.

La victime est connue dans le narcobanditisme marseillais et la piste du règlement de compte est privilégiée.

Dans le quartier, les habitants sont terrorisés. Juste en face de l’alimentation, désormais placée sous scellés, cet habitant témoigne, il a la boule au ventre.

“On en a ras-le-bol, c’est notre sécurité qui est en jeu. C’est ma vie au quotidien. Je ne peux pas dire que j’ai envie que mes enfants grandissent là. Ce n'est pas possible. On est où là?”, indique-t-il.

Un sentiment d'abandon

Seule solution pour lui désormais, partir. “Il faut que je me débrouille pour trouver ailleurs”, appuie-t-il.

En face de l’épicerie, quatre personnes. Le règlement de comptes est sur toutes les lèvres, pourtant personne ne veut s’exprimer micro ouvert. Tous s’accordent à dire qu’un régime de terreur règne. Une terreur qu’éprouve aussi le président de quartier Serge Pizzo. Il entend interpeller sur la situation.

“C’est un constat navrant d’abandon du territoire. Et si on tourne le dos à cette réalité, notre jeunesse va prendre des coups de kalachnikov et je ne sais pas comment ça va finir”, souligne-t-il.

Dans cette rue, désormais, les habitants reprennent leur quotidien, les volets fermés, se murant dans le silence.

Lola Baille avec Guillaume Descours