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Fillette enlevée dans les Vosges: "Ce n'est pas parce que le dispositif a été levé qu’il ne faut pas poursuivre les messages", assure le procureur d'Epinal

DOCUMENT RMC - L'alerte enlèvement a été levée dans la nuit et les autorités ont demandé de ne plus diffuser le visage de l'enfant. Pourtant, le procureur de la République en charge de l'affaire a assuré qu'il fallait continuer à diffuser les messages.

Une fillette de 8 ans a été enlevée mardi en fin de matinée par trois hommes aux Poulières, petite commune des Vosges de 250 habitants où elle résidait chez sa grand-mère qui en avait la garde. Le dispositif Alerte Enlèvement a été déclenché avant pourtant d'être levé dans la soirée.

"Malheureusement l'enfant n'a pas été retrouvé. Nous avons lancé cette alerte enlèvement hier après réflexion. Le dispositif "Alerte Enlèvement" est un dispositif exceptionnel qui est levé de façon très rare et engage des moyens très importants. Il faut une victime mineure, qui a été enlevé, qu'elle soit en danger, ce que nous pensions être le cas", assure sur RMC ce mercredi Nicolas Heitz, le procureur de la République d'Epinal, en charge du dossier.

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Contradiction

"Ce dispositif a été mis en œuvre à 21h pour une durée de trois heures comme le veut le protocole pour une diffusion flash, rapide", ajoute-t-il. Un dispositif qui permettrait de retrouver au plus vite la victime ainsi que ses ravisseurs.

Mais la suspension de l'Alerte enlèvement dans la soirée interroge. Les autorités ont-elles levé le dispositif parce qu'elles ont estimé que la fillette pourrait ne plus être en danger? "Non pas du tout, le danger est persistant", assure le procureur. "Ce n'est pas parce que le dispositif d'Alerte enlèvement qu'il ne faut pas poursuivre les messages et prolonger la diffusion du message", alors que le ministère de la Justice a demandé mardi dans la nuit de ne plus diffuser de photos de la fillette de 8 ans.

Alors pourquoi une telle décision? "Il n'y a pas de volonté cachée: l'enquête doit se poursuivre, le message est passé, les gens savent comment faire pour donner des éléments et nous souhaitons que l'enquête se poursuivre. Tous les moyens sont déplacés", conclu Rémy Heitz.

Guillaume Dussourt