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"Avant, je pensais que la décadence était inéluctable": qui sont les néo-partisans d'Eric Zemmour?

REPORTAGE RMC. Durant un premier meeting mouvementé ce dimanche à Villepinte, Eric Zemmour a réuni et galvanisé 15.000 personnes

15.000 partisans réunis au parc des expositions de Villepinte, un discours de candidat pour que "La France (soit) de retour" et des violences envers des opposants pacifiques: voilà ce qu'on retient du premier meeting de campagne d'Eric Zemmour hier, en Seine-Saint-Denis. 

Dans un discours d'un peu plus d'une heure, à la scénographie léchée, le candidat à la présidentielle a fustigé "le grand remplacement", le "grand déclassement" affirmant que lui et ses partisans étaient le "petit grain de sable venu gripper la machine". 

Aux cris de "On est chez nous", Eric Zemmour a tenu un discours très musclé dans lequel il a tendu la main aux déçus de la droite.

"Depuis des mois, nos meetings dérangent les journalistes, agacent les politiques et hystérisent la gauche"

Et devant une marée de drapeaux bleu-blanc-rouge, le candidat a planté le décor en instaurant un match entre lui et ses partisans face à tous les autres.

"Depuis des mois, nos meetings dérangent les journalistes, agacent les politiques et hystérisent la gauche. Et ils sont étourdis par vos applaudissements."

Dans la foule, les fans viennent de tous les bords politiques, Lucas par exemple votait jusqu'ici Rassemblement national.

"Je n'étais jamais venu à un meeting, je suis venu pour voir ce que c'était. L'enthousiasme était incroyable. Avant je pensais que la décadence était inéluctable, et moi ça me redonne espoir."

Un adhérent LR: "J'ai assisté à la lente dérive vers le centre, moi je ne m'y reconnais plus"

Mathieu lui était Mélenchoniste. Il vient de Sevran en Seine-Saint-Denis et assure que ce que dit Zemmour, il le "vit au quotidien".

"Il n' pas peur de dire ce que les autres ont peur de dire. Il veut sauver la France et c'est ce qu'il faut", souligne-t-il.

A la sortie du meeting, Emmanuel remplit un bulletin d'adhésion pour le parti d'Eric Zemmour. Ce partisan d'Eric Ciotti est déçu .

"J'ai assisté à la lente dérive vers le centre, moi je ne m'y reconnais plus beaucoup donc je suis heureux de pouvoir participer à l'aventure de reconquête."

Emmanuel nous assure qu'il est loin d'être un cas isolé et assure que beaucoup de gens de son entourage s'apprêteraient à franchir le Rubicon.

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Juliette Droz et Romain Cluzel (édité par J.A.)