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Brigitte Macron en faveur du retour de l'uniforme à l'école, avant la proposition de loi du RN

Dans une interview au Parisien, Brigitte Macron a assuré qu'elle était en faveur d'un retour de l'uniforme à l'école. La Première dame rejoint ainsi le Rassemblement national qui devrait déposer ce jeudi une proposition de loi en ce sens lors de sa niche parlementaire à l'Assemblée nationale.

Le Rassemblement National de Marine Le Pen va déposer des propositions de loi, grâce à sa niche parlementaire. Parmi les propositions qui seront faites, le retour du port de l'uniforme à l'école.

Une idée qui a reçu un soutien quelque peu étonnant. Celui de la Première dame, Brigitte Macron. Dans une interview du Parisien, elle s’est prononcée elle aussi en faveur du port de l’uniforme à l’école. “J’ai porté l’uniforme comme élève: 15 ans de jupette bleu marine, pull bleu marine. Et je l’ai bien vécu. Cela gomme les différences, on gagne du temps, c’est chronophage de choisir comment s’habiller le matin, et de l’argent, par rapport aux marques”, dit la première dame. “Donc je suis pour le port de l’uniforme à l’école, mais avec une tenue simple et pas tristoune”, assure-t-elle.

Oscar et Camille sont actuellement en première. Au collège, ils étaient eux aussi obligés de porter un uniforme, une blouse. Et aujourd'hui, au lycée, il n'y sont plus forcés.

"Ça aide à la laïcité de chacun et ça permet de ne pas montrer les signes religieux. Je pense que je pourrais le remettre, mais ça me saoulerait au quotidien parce que dans la rue, ce n’est pas très stylé”, indique Oscar. “On n’avait pas peur d’être jugé par qui que ce soit. Mais après, ce n’est pas parce qu’on porte des uniformes et qu’on ne voit pas nos vêtements qu’on ne peut pas connaître la situation financière de quelqu’un”, estime Camille.

Un outil contre les atteintes à la laïcité?

Alors l'uniforme est-il un vecteur d'égalité ? Ça ne devrait pas être la première réponse pour Julien Garric, sociologue, maître de conférences à l'université d'Aix-Marseille.

“On se retrouve avec des établissements ne scolarisant que des élèves très pauvres et d’autres que des élèves très riches. La première question sur la mixité, ce n’est pas l’affichage, c’est la réalité de la ségrégation scolaire entre ces établissements que tout oppose de ce point de vue là”, assure-t-il.

Quant aux vêtements religieux, ce référent laïcité insiste: les équipes pédagogiques savent gérer les conflits. Il n'y a pas eu par exemple de conseil de discipline dans son académie pour des faits de ce type.

Rémi Ink avec Guillaume Descours