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Brigitte Macron appelle à l'aide pour l'hôpital: "Qu'elle en parle à son mari" lance Clémentine Autain

La députée de La France insoumise Clémentine Autain a estimé sur RMC-BFMTV que Brigitte Macron ferait mieux de parler à son mari Emmanuel Macron de la situation des soignants, plutôt que de s'en émouvoir à la télévision.

Brigitte Macron vole au secours du système de santé français et au passage de son mari, le président de la République. Invitée de TF1 lundi soir pour présenter l'opération "Pièces jaunes", la Première dame a appelé à aider l'hôpital. Et a tenté de rassurer les Français inquiets de l'avenir de leur retraite alors que le gouvernement doit présenter son projet de réforme ce mardi. "Les plus jeunes qui s'inquiètent de ne pas avoir de retraite, j'ai envie de leur dire que tout est fait pour qu'ils aient une retraite", a-t-elle assuré.

Une sortie qui n'a pas plu à Clémentine Autain: "Que fait la première dame de France à la télévision? Je trouve ça très curieux, elle ressemble à une vice-présidente, elle n'a pas été élue démocratiquement", a taclé la députée de La France insoumise sur RMC et BFMTV.

L'élue s'est également émue de la sortie de Brigitte Macron sur la situation des soignants, alors que la Première dame a évoqué le manque d'effectifs à l'hôpital.

"Si elle veut demander de l'aide pour les hôpitaux, qu'elle en parle à son mari, c'est quand même lui qui est le président de la République. L'état de l'hôpital est catastrophique. Ce n'est pas la charité que l'on demande, c'est la justice sociale", a lancé l'élue, très remontée.

"Jamais je ne me permettrais de lui dire quoi faire"

Ces critiques, Brigitte Macron assure les entendre et les transmettre à Emmanuel Macron. "J’entends les critiques, je passe les messages, je n'ai pas l'habitude des filtres mais jamais je ne me permettrais de lui dire quoi faire", a soutenu la Première dame.

Les critiques du projet de réforme des retraites ne semblent pourtant pas avoir été transmises. Les syndicats, en pourparlers avec le gouvernement, assurent avoir été peu écoutés par l'exécutif. De son côté, Clémentine Autain a estimé qu'il était tout à fait possible de trouver les 12 milliards d'euros manquants, le déficit estimé du système des retraites. "Il faut très peu par rapport aux 80 milliards que les entreprises du Cac 40 ont redistribués à leurs actionnaires", a-t-elle plaidé.

"Faire croire que l'on peut sauver le système en travaillant plus longtemps, c'est un mensonge"

"C'est tout à fait possible de trouver ce qu'il manque. Faire croire que l'on peut sauver le système en travaillant plus longtemps, c'est un mensonge. C'est faux de dire que le système court à sa perte", a ajouté Clémentine Autain, estimant que la hausse du Smic, des salaires et l'avancée de l'égalité entre les femmes et les hommes, suffisaient à combler tous les déficits.

Mais le gouvernement ne semble pas avoir entendu l'opposition. Elisabeth Borne doit en effet présenter le projet de réforme des retraites ce mardi, tel que l'a voulu l'exécutif. La Première ministre, le ministre du travail Olivier Dussopt, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ainsi que Stanislas Guérini, ministre de la Transformation de la fonction publique, doivent présenter la version finale de cette réforme à 17h30 devant la presse.

G.D.