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Emmanuel Macron appelle à "l'unité" face à "la fin de l'abondance" et "de l'insouciance"

A l'ouverture du Conseil des ministres ce mercredi, le président de la République Emmanuel Macron a appelé à "l'unité" face à "la fin de l'abondance" et "de l'insouciance".

Un appel à "l'unité" face à "la fin de l'abondance" et "de l'insouciance". Ce sont les mots d'Emmanuel Macron ce mercredi en ouverture du Conseil des ministres, pour la rentrée du gouvernement. "Ce que nous vivons est une grande bascule, un grand bouleversement", a expliqué le président de la République devant Elisabeth Borne et ses ministres, revenant sur la récente "série de crises graves", de l'Ukraine à la sécheresse.

"Le moment que nous vivons peut sembler être structuré par une série de crises graves (...) et il se pourrait que d'aucuns voient notre destin comme étant perpétuellement de gérer les crises ou des urgences. Je crois pour ma part que ce que nous sommes en train de vivre est plutôt de l'ordre d'une grande bascule ou d'un grand bouleversement", a déclaré Emmanuel Macron lors d'une allocution devant les ministres exceptionnellement retransmise.

Alors que, face à cette situation, "nos compatriotes peuvent réagir avec beaucoup d'anxiété", il a appelé les membres du gouvernement à "dire les choses", à "nommer avec beaucoup de clarté et sans catastrophisme". "J'attends du gouvernement le respect de la parole donnée et des engagements que nous avons pris à l'égard de la nation", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron demande aux ministres du "sérieux" et de la "crédibilité"

"Ce que je souhaite que nous puissions faire dans les prochaines semaines et les prochains mois, c'est de réaffirmer une unité très forte du gouvernement, des forces de la majorité" autour "d'un cap qui nous permettra de consolider notre souveraineté, notre indépendance française et européenne", a indiqué Emmanuel Macron.

Face à "la montée des régimes illibéraux" et "le renforcement des régimes autoritaires", le président a appelé les ministres au "sérieux", à "la crédibilité" et à ne pas céder à la tentation de la "démagogie".

"Il est facile de promettre tout et n'importe quoi, parfois de dire tout et n'importe quoi. Ne cédons pas à ces tentations, c'est celle de la démagogie. Elles fleurissent dans toutes les démocraties aujourd'hui, dans un monde complexe qui fait peur. Ca peut toujours sembler séduisant de dire ce que les gens veulent entendre (...) mais il faut d'abord raisonner en se demandant si c'est efficace et utile", a-t-il ajouté, sans citer d'exemples concrets.

LP avec l'AFP