RMC

France-Maroc: la gauche pointe le Rassemblement national après des "ratonnades" de l'ultra-droite

Des policiers à proximité des Champs-Elysées après la victoire de la France contre le Maroc (2-0)

Des policiers à proximité des Champs-Elysées après la victoire de la France contre le Maroc (2-0) - AFP

Alors qu'une quarantaine de membres affilés à l'ultra-droite ont été interpellés dimanche soir en marge du match opposant la France au Maroc, des élus de gauche ont pointé du doigt le Rassemblement national, qu'ils assimilent à ces groupuscules.

En parallèle des scènes de liesse, des tensions ont été constatées dans plusieurs villes après la rencontre France-Maroc lors de la demie-finale de la coupe du monde de foot dimanche soir. Une situation qui a donné lieu à 266 interpellations, dans la nuit de mercredi à jeudi, dont plus d'une quarantaine sont des membres affiliés à l'ultra-droite.

Depuis jeudi, des élus de gauche sont montés au créneau pour dénoncer ces violences et ont appelé le gouvernement à agir. "On nous a signalé à plusieurs endroits ce qui pourrait s'apparenter à des ratonnades contre des supporters de l'équipe marocaine", a déploré sur Public Sénat la cheffe du groupe LFI à l'Assemblée nationale Mathilde Panot, "très inquiète" de voir agir "en toute impunité" des "groupuscules d'extrême droite dans notre pays".

Même son de cloche du côté de la députée LFI Nadège Abomangli qui a dénoncé "des ratonnades" et demandé à Gérald Darmanin de "s'attaquer rapidement et résolument aux groupes d'extrême droite et sanctionner les violents".

"Les alliés identitaires" du RN

D'après le ministère de l'Intérieur, certains interpellés avaient pour mot d'ordre de "casser de l'arabe". Ordre a finalement été donné par Gérald Darmanin de suivre d'ici la finale ces groupuscules d'extrême-droite.

Des élus ont aussi particulièrement pointé du doigt le Rassemblement national, que certains assimilent à ces groupuscules ayant agi dimanche soir. Marine Tondelier, la secrétaire générale d'Europe écologie les verts anotamment interpellé sur Twitter Jordan Bardella, et Eric Zemmour, imputant les "ratonnades" à leurs "alliés identitaires de l'ultradroite".

De son côté, le député de la NUPES Louis Boyard a estimé sur Twitter que "l'élection des 89 députés du RN a libéré la violence d'extrême droite".

Une "affirmation odieuse" pour le parti d'extrême droite qui a demandé le démentèlement des groupuscules d'ultra-droite et a porté painte pour diffamation contre le député.

Ce dimanche, à l'occasion de la finale de la compétition, 14.000 policiers seront mobilisés en France, selon le dispositif annoncé par le ministre de l'Intérieur.

Hélène Terzian, avec E.R et AFP