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France-Maroc: Macron, gouvernement, députés... Comment les politiques ont vécu la demi-finale

Après la victoire de la France face au Maroc mercredi soir, en demi-finale de la Coupe du monde, retour sur la soirée de la sphère politique qui a suivi avec attention la qualification des Bleus.

D’Emmanuel Macron à Doha (Qatar) à la raclette du groupe LR, les politiques, à l’instar de plusieurs millions de Français, ont suivi de près la qualification de l’Équipe de France pour la finale de la Coupe du monde.

À commencer par le président de la République donc, qui a profité de sa présence au stade Al Bayt pour passer une tête dans le vestiaire enflammé des Bleus après la victoire.

Le chef de l’État, au milieu des joueurs qui dansent sur les tables sur “Freed from desire” de la chanteuse italienne Gala, a fait le tour du vestiaire pour échanger une poignée de main avec chacun des joueurs. Emmanuel Macron a même eu une longue accolade pour Olivier Giroud et Kylian Mbappé.

Invité à prononcer un bref discours, et probablement perturbé par l’émotion de la qualification, le président a même “perdu ses mots, avec l’émotion”, raconte un joueur des Bleus aux équipes de RMC sur place au Qatar.

Le chef de l’État a ensuite pris la direction du vestiaire marocain pour aller féliciter les Lions de l’Atlas au regard de leur parcours historique lors de cette Coupe du monde, la première au cours de laquelle une équipe africaine atteint le stade des demi-finales. Emmanuel Macron était accompagné de toute la délégation invitée par l’Elysée, notamment composée de Jean Pierre Papin, d’Alain Giresse ou encore du rugbyman Abdelatif Benazzi, lui-même Franco-marocain. Un moment très fort émotionnellement, décrit un participant.

Tout ce petit monde est ensuite remonté dans l’avion. Emmanuel Macron a aussi annoncé qu’il retournera évidemment dimanche à Doha, pour supporter les Bleus lors de la finale qui verra s'opposer la France de Mbappé à l'Argentine de Lionel Messi.

D’ailleurs, le président de la République devrait, selon nos informations, rester un peu plus longtemps sur place avec une délégation plus large, et peut-être plus politique. Il devrait effectivement rencontrer d’autres chefs d’État pour évoquer les crises du moment, murmure-t-on du côté de l’Élysée.

Véran en pronostiqueur, l’Assemblée salue les parcours français et marocain

À l’instar de millions de Français mercredi soir, il y avait aussi une belle ambiance à Matignon lors de ce France-Maroc. Après une journée entière de concertations sur les retraites, la Première ministre Elisabeth Borne a changé d’air.

Autour d’elle, une trentaine de ses collaborateurs étaient présents pour suivre le match. “Toujours aussi fan de Griezmann", raconte un témoin, la Première ministre a d’ailleurs trouvé le numéro 7 français “excellent”, lui qui a été nommé homme du match grâce à son omniprésence sur le rectangle vert au cours de la rencontre.

Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement, était lui aussi avec ses équipes. Et l’ancien ministre de la Santé a apparemment pris le relais du président de la République en matière de pronostic. Il avait en effet prédit le bon score, 2-0.

Dans le même temps, du côté de l’Assemblée Nationale qui siège habituellement en soirée, les horaires ont été adaptés. La pause a été rallongée, entre 20h et 22h, pour que chacun puisse assister à la qualification des Bleus. Du côté du groupe des Républicains, une petite raclette a même été organisée pour les députés. Ils avaient tout prévu, y compris le vidéo projecteur pour transformer le mur d’un de leur bureau en écran géant.

Mais après le coup de sifflet final, il a fallu ensuite retourner dans l’hémicycle pour examiner la loi sur les énergies renouvelables. Les débats ont commencé par quelques félicitations et applaudissements. “On est de bonne humeur, mais on reste studieux”, nous disait un député après le match.

Il y a eu aussi quelques digressions dans les discussions d’amendements, à l’image de celle de Bruno Millienne, le député Modem, juste avant minuit. Avant de conclure son intervention au micro, il a tenu à dire un mot aussi, pour saluer le parcours du Maroc, en plein débat sur l’hydroélectricité.

Sébastien Krebs, Alexis Lalemant