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Gérard Filoche: "Je voterai Arnaud Montebourg" à la primaire de la gauche

Candidat malheureux à la primaire de la gauche, Gérard Filoche, membre du bureau national du parti socialiste a annoncé ce lundi dans Bourdin Direct qu'il voterai Arnaud Montebourg le 22 janvier prochain et espère-t-il, le 29 janvier pour le second tour. Il appelle également à une unité de la gauche pour la présidentielle avec Jean-Luc Mélenchon, mais (surtout) pas avec Emmanuel Macron.

Gérard Filoche a beaucoup hésité, mais a finalement choisi… de soutenir Arnaud Montebourg à la primaire de la gauche. "Après beaucoup de réflexions, après avoir hésité entre Benoit Hamon et Arnaud Montebourg, j'ai finalement choisi Montebourg", annonce ce lundi dans Bourdin Direct le membre du bureau national du parti socialiste, candidat malheureux à cette primaire de la gauche faute de parrainages valides. Ce qui lui plaît chez l'ancien ministre du Redressement productif? "Il a dit que c'était le candidat de la feuille de paie, moi je suis le candidat pour un salaire pour tous et pour la redistribution des richesses. Je suis pour affronter les puissants, et c'est ce qu'il dit aussi".

"Si on pouvait écarter Manuel Valls dès le 1er tour"

Gérard Filoche qui a un rêve: "Si on pouvait écarter Manuel Valls dès le premier tour…" Pour lui, "si on avait un choix entre Benoît Hamon et Arnaud Montebourg au second tour, ce serait bien mieux pour toute la gauche, car à ce moment-là on pourrait faire un accord avec toute la gauche. (…) Le 30 janvier, celui des deux qui gagne, il appelle Yannick Jadot (candidat d'Europe Ecologie – Les Verts), il appelle Jean-Luc Mélenchon et il dit: 'on se réunit pour faire un programme commun de gouvernement'".

Gérard Filoche qui est sûr que ce dernier accepterait de discuter avec le vainqueur de la primaire socialiste. "Je vous parie que face à une offre de discussion pour un programme de gouvernement, il viendra discuter".

"Un accord avec Mélenchon? J'y crois"

Gérard Filoche qui a profité de son passage sur RMC pour dire tout le mal qu'il pense d'Emmanuel Macron, qualifié de "prédicateur américain" pour qui il ne voterai jamais, même en cas d'affrontement contre François Fillon ou Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de mai prochain. "Macron ? Pour moi, c'est une variante de la droite", assène-t-il.

P. Gril avec JJ. Bourdin