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"Ils nous sont hostiles": le RN demande la dissolution de tous les groupes extrémistes violents

Invité d'"Apolline Matin" ce mardi sur RMC et RMC Story, le député RN Jean-Philippe Tanguy explique pourquoi il a cosigné avec Marine Le Pen une lettre adressée à la Première ministre demandant la dissolution de tous les groupes extrémistes violents.

Marine Le Pen "condamne avec la plus grande fermeté" les groupes extrêmistes violentes et réclame un coup de vis de la part du gouvernement. Comme le révèle BFMTV, la députée du Rassemblement national et ancienne candidate à la présidence de la République a écrit à Elisabeth Borne pour demander la dissolution des "groupuscules extrémistes" violents.

"Notre pays est confronté à de multiples violences, émanant notamment de groupuscules extrémistes, sans compter leur prosélytisme idéologique toxique", écrit Marine Le Pen.

Tanguy: "J'ai été attaqué au couteau en 2019 par des groupuscules visiblement liés à l'extrême droite"

Jean-Philippe Tanguy, cosignataire de cette lettre, a expliqué ce mardi sur RMC pourquoi le RN monte au créneau sur cette question. Il s'agit notamment pour le parti de montrer sa condamnation, sans ambiguïté, des violences de la part de groupuscules d'extrême droite qui voulaient en découdre avec des supporters marocains.

"C'est surtout une manière de rappeler qu'il y a beaucoup de désordre dans notre pays, de la violence politique et idéologique. On ne comprend pas pourquoi ils sont maintenus alors qu'ils bien connus des services de police et de gendarmerie", lance-t-il dans "Apolline Matin", assurant combattre depuis toujours les groupes d'extrême droite violents.

"Ces groupes nous sont extrêmement hostiles, notamment les groupes d'extrême droite. A titre personnel, j'ai été attaqué aux européennes de 2019 par des groupuscules visiblement liés à l'extrême droite, au couteau quand même! Quand j'ai des adversaires qui font des liens directs ou indirects avec ces groupes, c'est révoltant", lance-t-il.

"Il y a souvent une manipulation politicienne de très court terme sur l'existence de ces groupes"

Jean-Philippe Tanguy regrette qu'il y ait des groupes qui puissent avoir "pignon sur rue" pouvant organiser des manifestations et des cours d'auto-défense, ce qui révèle, selon lui, un problème de "laxisme" et de "désordre", sans que l'Etat en s'empare.

"Il y a souvent une manipulation politicienne de très court terme sur l'existence de ces groupes alors que le ministère de l'Intérieur est responsable. Sa lutte contre les groupuscules n'est pas active", tacle-t-il.

Pour définir qui est extrémiste et qui ne l'est pas, le député RN estime c'est "aux juges" de trancher. Jean-Philippe Tanguy concède que la dissolution n'est pas une "baguette magique" et ne résoudera pas tous les problèmes, mais que ce serait une "première intention" qui signalerait que le gouvernement "fait quelque chose", insitant sur le fait que Marine Le Pen demande la dissolution des groupes violents depuis 2014.

J.A.