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Le profil inquiétant du leader d'ultra-droite Marc de Cacqueray-Valmenier, arrêté après France-Maroc

Il n'a que 24 ans pourtant il est connu pour être l'un des leaders de l'ultra-droite française. Marc de Cacqueray-Valmenier, arrêté mercredi soir à Paris près des Champs-Élysées, est un néo-nazi, fondateur du mouvement ultranationaliste des "Zouaves Paris", dissous depuis. Il a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des violences volontaires.

Des dizaines de personnes ont été arrêtées à Paris, mercredi soir, au moment du match France-Maroc. Parmi eux, un groupe de plus de 40 personnes, connus pour faire partie de l'ultradroite française.

Ils s'apprêtaient à rejoindre les Champs-Élysées à l'issue de la rencontre pour s'attaquer aux soutiens de l'équipe du Maroc. Dans leurs poches se trouvaient des cagoules militaires, des matraques, des bombes de gaz lacrymogène et des fumigènes.

Une quinzaine sont fichés S, pour la plupart membres de Génération identitaire, de Bastion sociale ou des Zouaves, trois mouvements dissous par Gérald Darmanin.

Défenseur de la supériorité de la race blanche 

L'un d'eux, issu d’une famille d’aristocrates, est déjà bien connu de la justice. À seulement 24 ans, Marc de Cacqueray-Valmenier a un casier judiciaire bien rempli et est l'une des têtes bien connues de l'ultradroite du pays. Adepte des sports de combat, ultranationaliste, défenseur de la supériorité de la race blanche, c'est lui le fondateur présumé du mouvement "Zouaves de Paris".

Le néo-nazi a été condamné à plusieurs mois de prison avec sursis pour sa présence lors d’une manifestation des Gilets jaunes le 1er décembre 2018, jour où l’Arc de triomphe a été saccagé. Il a ensuite été incarcéré pour ne pas avoir obéi aux règles de son contrôle judiciaire: malgré une interdiction de participer à des rassemblements: il était venu à une manifestation contre le vaccin à Paris.

Il avait attaqué un bar proche de l'extrême-gauche

Au début du mois de janvier 2022, il a été condamné à un an de prison pour des faits remontant à 2020: il avait attaqué un bar qui servait de QG à des militants d'extrême gauche à Paris.

Il est également mis en examen pour violences volontaires commises lors d'un meeting d'Eric Zemmour en décembre 2021, pendant lequel des militants de SOS racisme qui avaient déployé une banderole ont été agressés. Cette affaire lui vaut une interdiction de se rendre à Paris, ce qu'il ne respecte pas.

Nicolas Poincaré