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Incident raciste à l'Assemblée: Le Pen dénonce une "polémique grossière" des "adversaires" du RN

Marine Le Pen le 31 octobre 2022 à l'Assemblée nationale

Marine Le Pen le 31 octobre 2022 à l'Assemblée nationale - BFMTV

Dans un tweet, Marine Le Pen a dénoncé "la polémique grossière" créée par "les adversaires politiques" du RN, après l'incident raciste qui s'est déroulé à l'Assemblée nationale ce jeudi.

Sur Twitter, l'ancienne présidente du Rassemblent nationale et patronne des députés RN Marine Le Pen a dénoncé une "polémique grossière" de la part des "adeversaires du RN", après l'incident raciste qui s'est déroulé ce jeudi à l'Assemblée nationale. Le député RN Grégoire de Fournas a lancé "(qu'ils) retourne(nt) en Afrique" lors de la prise de parole du député LFI Carlos Martens Bilongo, lors de sa question sur la politique d'aide aux migrants.

"Grégoire de Fournas a évidemment parlé des migrants transportés en bateaux par les ONG qu’évoquait notre collègue dans sa question au gouvernement. La polémique créée par nos adversaires politiques est grossière et ne trompera pas les Français" a tweeté l'ancienne candidate à la présidentielle.

"Alliance de l'extrême malhonnêteté"

Une défense dans la droite lignée de celle des autres membres du RN après cet incident. Son successeur par interim à la tête du RN, Jordan Bardella, estime que le député "évoquait le retour de bateaux de migrants dans les ports d'Afrique, comme le confirment les huissiers de l'Assemblée nationale".

"L'alliance de l'extrême malhonnêteté entre la France insoumise et le gouvernement est pitoyable et ne trompera personne" a déclaré le patron du RN par interim.

Le député Grégoire de Fournas dénonce aussi une "manipulation de la France insoumise (...) pour diaboliser" le RN. "J’ai répondu 'qu’il retourne en Afrique' et cette phrase a été tournée par la France Insoumise qui cherche tous les prétextes pour des incidents de séance. Ils ont compris que je parlais du député lui-même ce qui est faux". Le député déclare que cette phrase était destinée au bateau d'exilés.

"C’est une manipulation dont la France insoumise a l’habitude: déformer les propos des adversaires pour les diaboliser, en réalité il n’y avait rien de problématique", a estimé Grégoire de Fournas rappelant qu’arrêter les bateaux des ONG qui viennent en aide aux migrants traversant la Méditerranée était dans le programme du Rassemblement national. 

"Ça n’était évidemment pas adressé" au député LFI, explique Grégoire de Fournas qui dénonce "certains (qui) ont les idées mal tournées" et qui annonce qu'il "ne présentera pas des excuses pour quelque chose qu('il n'a) pas fait".

MM