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JO Paris 2024: l'organisation de la sécurité au coeur des inquiétudes

Les Jeux olympiques arrivent à Paris dans 560 jours. Et la sécurité de l'événement est dans toutes les têtes.

Le JO de Paris 2024 approchent. Et les préoccupations de l'organisation se concentrent sur la sécurité privée. Cette semaine, la Cour des comptes a lancé un avertissement: il manquerait 20.000 agents pour sécuriser les Jeux. Et au sein même de la majorité municipale, certains élus s'inquiètent.

Une conseillère de Paris détaille: "On arrive dans le dur de la préparation. Notre inquiétude principale c'est: peut-on former assez de personnes d'ici là?".

Des agents essentiels pour épauler les 30.000 policiers et gendarmes mobilisés chaque jour pendant les Jeux, avec un point culminant: la cérémonie d'ouverture, le 26 juillet 2024, et 600.000 personnes attendues le long de la Seine. Et un épisode à ne surtout pas répéter: le fiasco de la finale de la Ligue des champions au Stade de France l'an dernier.

Une élue écologiste pointe un autre risque: avec des forces de l'ordre accaparées par les Jeux, comment faire si un épisode de canicule ou des incendies géants comme l'été dernier tombent en même temps ?

"On va finir par devoir utiliser des réservistes"

Les proches d'Anne Hidalgo et de Gérald Darmanin assurent qu'ils travaillent en bonne intelligence. "Sur l'organisation des JO, il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre la maire de Paris et le ministre de l'Intérieur", insiste un proche d'Anne Hidalgo.

L'importance de l'enjeu pousse chacun à faire au mieux: le ministère donne des gages sur le recrutement de la sécurité privée et appelle les festivals estivaux à reporter leurs événements pour concentrer les moyens sur les Jeux.

La mairie, elle, promet de renforcer sa police municipale pour prêter main forte pendant les Jeux. Mais pour un responsable de la région Île-de-France, ça risque de ne pas suffire. A la fois sur la quantité, comme sur la qualité des agents recrutés.

"On va finir par devoir utiliser des réservistes, et rappeler des gendarmes et policiers à la retraite" craint l'élu, qui alerte aussi sur la sécurité du premier événement de ces Jeux: le relais de la flamme olympique à travers le pays, en avril 2024, soit à peine 15 mois.

Romain Cluzel (édité par J.A.)