RMC

Le délestage dans les écoles, un motif de télétravail pour les parents? Un député le souhaite

Hadrien Clouet à l'Assemblée nationale le 3 octobre 2022 (illustration).

Hadrien Clouet à l'Assemblée nationale le 3 octobre 2022 (illustration). - Ludovic MARIN / AFP

Un député La France insoumise vient de déposer une proposition de loi pour obliger les entreprises à systématiser le télétravail en cas de délestage électrique dans l'école des enfants des salariés. Si le télétravail n'est pas compatible avec le poste occupé, il réclame un droit d'absence rémunéré pour les salariés.

Comment faire garder ses enfants en cas de coupures d'électricité dans son école? C'est une question que se posent de nombreux parents. Ils ne seront informés que la veille à 17h de la fermeture des établissements de leurs enfants. 

Le député LFI-NUPES de Haute-Garonne, Hadrien Clouet, vient de déposer une proposition de loi pour "protéger les salariés" de ces coupures.

Télétravail et absence rémunérée

Il propose que la rupture d'approvisionnement d'électricité soit un motif de basculement automatique en télétravail. Si ce dernier n'est pas compatible avec le poste occupé, le député réclame un droit d'absence rémunéré pour les salariés.

Objectif: interdire aux employeurs le refus des demandes d'aménagement pour garder ses enfants. Pour cela, le code du travail doit être modifié.

"Il n'est pas sérieux de déléguer la gestion de crise nationale à chaque entreprise individuellement. Avec la proposition de loi, nul ne sera contraint de choisir entre son enfant et son emploi", écrit-il dans son texte déposé à l'Assemblée nationale. 

Auprès d'RMC, il ajoute: "Aujourd'hui, il n'y a aucun dispositif prévu par le gouvernement. C'est débrouillez-vous", dénonce Hadrien Clouet. 

À ce jour, le ministère de l'Éducation nationale ne prévoit pas de dispositif de gardes d'élèves dans d'autres établissements non concernés par les coupures. Seuls les enfants d'agents hospitaliers, de personnels pénitentiaires et de sécurité intérieure pourraient être concernés par cet accueil.

"Mettre Élisabeth Borne devant ses responsabilités"

Pour autant, cette proposition de loi LFI ne pourra probablement pas être discutée à l'Assemblée nationale. Les députés d'oppositions n'ont, en effet, la main qu'une seule fois par an sur les textes qui sont débattus dans l'hémicycle. "L'objectif est de pousser le gouvernement à se positionner et mettre Élisabeth Borne devant ses responsabilités" conclut le député de Haute-Garonne.

Cyprien Pézeril