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Loi pouvoir d'achat: "on aurait pu aller beaucoup plus loin" pour la RN Edwige Diaz

Invitée de la Matinale week-end de RMC, la députée RN de Gironde Edwige Diaz a expliqué la stratégie de son parti à l'Assemblée nationale de voter certaines lois proposées par le gouvernement et le refus du groupe RN de voter le SMIC à 1.500 euros.

Après plusieurs jours et nuits de débats, la loi pouvoir d'achat a été votée par l'Assemblée nationale. Invitée de la Matinale week-end de RMC, la députée RN de Gironde Edwige Diaz a expliqué le vote de son groupe en faveur de ce texte de loi proposé par le gouvernement en estimant que ce texte était "mieux que rien du tout" mais qu'il aurait "pu aller beaucoup plus loin".

"Nous avons voté en faveur de toutes les mesures qui allaient dans le bon sens mais nous avons une forme de déception: ce texte en faveur du pouvoir d'achat porte assez mal son nom. C'est imparfait, insuffisant, mal calibré, avec des mesures temporaires. Mais nous n'avons qu'une motivation: l'intérêt des Français et rendre leur argent aux Français", a estimé la nouvelle député de Gironde.

Se défendant de voter "avec" le gouvernement, elle estime que dans le débat parlementaire "on ne vote pas avec untel ou untel, on vote pour les Français et leur rendre leur argent."

Vote contre le SMIC à 1.500 euros

L'une des mesures phare des oppositions dans ce débat était celle de la NUPES qui proposait de mettre le SMIC à 1.500 euros par mois. Une mesure qu'Edwige Diaz comme son groupe n'ont pas voté pour deux raisons: "la trappe à SMIC" et les conséquences sur les entreprises. La députée estime qu'en augmentant le SMIC, "vous risquez", d'une part, "de plafonner les salaires à 1.500 euros" et d'autre part, de faire peser un poids trop lourds aux entreprises et notamment aux PME:

"Qui dit augmentation du SMIC, dit augmentation des charges et si les entreprises perdent en compétitivité, elles ne seront plus viables et risquent de fermer. Elles sont déjà exangues, donc on ne peut pas se permettre de leur rajouter des dépenses contraintes."

Être force de propositions: demi-part pour les veuves, 10% d'augmentations de salaires

La nouvelle députée souhaite que son groupe soit force de proposition. Face au SMIC à 1.500 euros, le groupe RN a proposé "d'augmenter les salaires de 10% en exonérant les entreprises de cette hausse des charges sociales et patronales jusqu'à 3 fois le SMIC, pour ne pas asphyxier les entreprises". Une proposition refusée par le reste de l'Assemblée.

Force de proposition aussi sur la fiscalité. Edwige Diaz a déploré sur notre antenne le refus des députés de la majorité de voter deux réformes proposées par le RN par amendement que sont une part complète supplémentaire dès le deuxième enfant, pour "relancer la natalité", et le rétablissement de la demi-part fiscale pour les veuves et les veufs, "une mesure d'humanité" pour ne pas rajouter "une difficulté financière à une difficulté sentimentale." Cette demi-part avait été supprimée par Nicolas Sarkozy en 2009.

https://twitter.com/mmartinezrmc Maxime Martinez Journaliste RMC