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Le projet de loi "d'urgence" pour le pouvoir d'achat adopté par l'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi pouvoir d'achat par 341 voix pour. Ce texte acte l'augmentation du plafond de la prime Macron, l'augmentation des APL et des retraites ou encore la déconjugalisation de l'allocation adulte handicapés.

A 5h48 pétantes, ce vendredi, l'Assemblée nationale a adopté, en première lecture le projet de loi "d'urgence" pour le pouvoir d'achat à l'issue de quatre jours de débats sous haute tension entre la majorité et les oppositions et d'une dernière séance chaotique de huit heures. Le texte gouvernemental a été validé par 341 voix pour, 116 contre et 21 abstentions, avec l'apport des voix de députés de LR et du RN qui ont salué certaines mesures allant "dans le bon sens", tandis que la gauche dénonçait un texte s'apparentant à une "déclaration de guerre aux salaires".

Plafond de la prime Macron triplée, APL et retraites augmentées

Il prévoit une série de mesures pour aider les Français à faire face à l'inflation dont le triplement à 6.000 euros des primes défiscalisées que les entreprises peuvent verser à leurs employés, une mesure combattue tout au long de la semaine par la NUPES qui réclame des hausses de salaires et notamment du Smic.

Les députés ont également acté l'augmentation de 3,5% des APL et de 4% des minimas sociaux et des retraites, avec effet rétroactif au 1er juillet 2022. Ce texte doit doit à présent être complété par un projet de loi de finances rectificatives dont l'examen débute vendredi dès 15H avec, au menu, des mesures très contestées comme la suppression de la redevance audiovisuelle.

Une dernière nuit de débats tendue

Rare moment de concorde dans ce débat, mercredi soir, l'Assemblée a voté à la quasi unanimité la déconjugalisation de l'allocation adultes handicapés (AAH), un mode de calcul qui ne tient pas compte des revenus du conjoint, une mesure à laquelle l'exécutif s'était opposé lors de la dernière législature.

La dernière nuit de débat fut assez tendue avec des rappels au réglement et interrputions de séances. En cause, des invectives entre la NUPES et le RN. Les mesures adoptées cette nuit concernent principalement l'énergie avec des dispositifs pour sécuriser l'approvisionnement avec la possibilité de réouverture temporaire de centrales à charbon et d'importer du gaz de schiste. Des mesures "suicidaires" sur le plan environnemental pour la NUPES, tandis que l'extrême droite s'en prenait aux "ayatollahs verts". L'amedement proposé par l'écologiste Julien Bayou pour promouvoir l'huile de friture usagée comme carburant a par ailleurs été adopté.

MM avec AFP