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LR: Perdriau ne voterait pas pour Pécresse et dénonce "la promotion du pétainisme" dans le parti

Démis de ses fonctions de vice-président des Républicains, Gaël Perdriau s'est montré très remonté ce mercredi dans "Apolline Matin" sur RMC.

Deux vice-présidents des Républicains ont été démis de leurs fonctions après la primaire LR. Guillaume Peltier pour son tweet admiratif du discours d'Eric Zemmour. Et le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau pour avoir critiqué Eric Ciotti.

Après avoir "pris acte" de la décision de Christian Jacob mardi, il était l'invité de RMC ce mercredi, dans "Apolline Matin", et se montre extrêmement remonté contre cette décision. "On m'a enlevé les honneurs mais pas la parole", lance-t-il.

"On ne peut pas faire la promotion du pétainisme et c'est en train qui est en train de se passer"

"Je dérange, sans doute, je dois dire des vérités que certains ne supportent pas. Je défends un gaullisme social sur les pas de Philippe Séguin. Je rappelle que Valérie Pécresse a quitté le parti il y a deux ans en dénonçant la droitisation du parti. Elle revient et doit porter un autre message, je dénonce cette droitisation (du parti). Ce sont mes convictions profondes. On ne peut pas faire la promotion du pétainisme et c'est en train qui est en train de se passer."

Il vise l'aile droite du parti, comme Nadine Morano et Eric Ciotti, et estime qu'il faut mettre une place une "digue" entre la droite et l'extrême-droite. "Celle que Jacques Chirac a très bien su mettre", image-t-il. Il demande à Valérie Pécresse de fixer ces limites et la critique pour son silence face à son éviction. Jusqu'à remettre en cause son vote pour 2022.

"En l'état, non, je ne voterais pas pour Pécresse"

"Elle a été manifestement silencieuse, et c'est ça aussi que je dénonce car qui ne dit rien consent. Elle est entre deux chaises. (...) Si c'est demain, non. En l'état, non, je ne voterais pas pour elle. J'ai espoir qu'elle change sa feuille de route. Je combats l'union des droites, ça fait partie de mes convictions. Je ne peux pas soutenir quelqu'un qui envisage de gouverner avec Ciotti, qui lui-même verrait bien Zemmour dans le gouvernement."

En revanche, "hors de question" pour lui d'aller soutenir Emmanuel Macron, même s'il concède "apprécier énormément la vision d'Edouard Philippe".

J.A.