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Marine Le Pen va faire "du gros rouge qui tâche" pour faire oublier le débat Zemmour-Mélenchon

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Marine Le Pen veut être vue.. et entendue le jour du débat Mélenchon/Zemmour sur RMC et BFM TV

Marine Le Pen a coché la date dans son agenda avec un déplacement de campagne demain sur le thème de la priorité nationale dans l'attribution des logements sociaux. Ce sera à Hayange et Metz, en Moselle.

"On va refaire du gros rouge qui tâche", assume un stratège de la campagne, qui promet que le Rassemblement national va revenir aux fondamentaux. Marine Le Pen prévoit de beaucoup parler d'immigration dans les semaines à venir. Parce que certains au Rassemblement national craignent que la candidature de Marine Le Pen passe sous les écrans radars.

Après un été déjà discret, Marine Le Pen a débuté sa campagne sur la pointe des pieds. Seulement deux déplacements. À chaque fois, peu ou pas du tout de journalistes conviés. Seulement la presse locale.

"Mais ces déplacements, ça a touché qui ?", s'interroge un soutien, qui doute même de la première affiche de campagne et du slogan "Libertés chéries". "C'est quand même très bisounours", tacle un cadre du RN.

Bref, la fébrilité gagne les rangs de Marine Le Pen, dont la campagne est clairement chamboulée par l'omniprésence d'Eric Zemmour. Et ça se ressent dans les sondages: quand le polémiste recueille 11% des intentions de vote dans le sondage Harris Interactive pour Challenges, Marine Le Pen dégringole. Certes, toujours qualifiée pour le 2nd tour, mais elle perd 10 points par rapport au début de l'été, pour s'établir désormais entre 18 et 19%.

Et à droite, si les sondages choisissaient Xavier Bertrand?

Une étude interne aux Républicains sera dévoilée ce mercredi soir à 18h, lors d'un bureau politique durant lequel les résultats seront dévoilés. Mais les résultats circulent déjà sous le manteau, selon un cadre du parti, cette étude montrerait que Xavier Bertrand serait le candidat le plus rassembleur à droite.

Mais Les Républicains n'ont toujours pas réglé un problème majeur : ils ne savent toujours comment ils vont désigner leur candidat à la présidentielle. Primaire ouverte, primaire semi-ouverte...

"On va proposer poulet-frites ou frites-poulet, et on serait capable de ne pas être d'accord", enrage un ténor de la droite. Xavier Bertrand lui préfèrerait évidemment être adoubé, lors d'un congrès en décembre. Un soutien de Valérie Pécresse se délecte: "Si c'est la primaire qui est décidée, c'est fini pour Bertrand, il est piégé. Il n'aura pas le soutien du parti ni le pognon qui va avec"

Emmanuel Macron, lui, n'a pas l'intention d'apparaître comme le père Noel

Pendant que le gouvernement prépare la fin du quoi qu'il en coûte, l'opposition regrette que le chef de l'Etat crame la caisse et fasse campagne avec le chéquier des Français. Grand plan pour Marseille, chèque énergie... "Ca s'appelle du clientélisme, il promet de l'argent aux gens pour qu'ils aillent voter pour lui", râle une figure de la gauche. Le conseil d'un fidèle d'Emmanuel Macron : "Soyons vigilants, le poids de la dette peut aussi venir dans la campagne".

Candidate à la présidentielle, maire de Paris, Anne Hidalgo n'en oublie pas ses alliés Européens

Selon nos informations, Anne Hidalgo se rendra à Hambourg, vendredi soir en Allemagne, pour soutenir le candidat du parti social-démocrate Olaf Scholtz, le favori pour succéder à Angela Merkel, au poste de chancelier. Avec le secret espoir bien sûr de poser les jalons de la future relation Franco-Allemande.

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