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Présidentielle 2017: sur le terrain, Benoît Hamon peine à convaincre

REPORTAGE - Quatre jours après son investiture par le PS, Benoît Hamon s'est rendu jeudi dans la Creuse, au chevet du "pays réel qui rame, qui souffre" avec, dans sa besace, non pas des solutions "miracles", mais des réponses qu'il veut concrètes et crédibles.

Benoît Hamon rentre dans le vif de la campagne. Quatre jours après son investiture, le candidat PS a passé la journée de jeudi dans la Creuse, à la rencontre de la France rurale. Rencontre avec les salariées de l'entreprise GM&S, visite d'une coopérative agricole, ou encore passage à l'hôpital de Guéret et au théâtre d'Aubusson, le candidat socialiste à la présidentielle a multiplié les rendez-vous.

Et au cours de ceux-ci, Benoît Hamon a notamment tapé sur la loi Macron et son auteur, tapé sur la loi Travail, proposé de la réécrire, promis que s'il est élu, il ferait en sorte que l'Etat actionnaire privilégie "l'activité sur le territoire français plutôt que les dividendes". Un discours engagé mais qui laisse de marbre les salariés comme Patrick: "Les politiciens parlent tous bien mais après c'est terminé".

Car c'est à cela que Benoît Hamon s'est frotté ce jeudi: l'indifférence polie vis-à-vis du discours politique. Ainsi, son revenu universel laisse perplexe les jeunes qu'il a rencontré à l'image de Benjamin, 18 ans, sans diplôme et sans travail: "Le fait qu'on le donne à tout le monde, qu'il est financé par les impôts… On n'y croit pas tous. J'attends de voir". Si le candidat peine à convaincre sur le terrain, en un mois, il a bondi dans les sondages. Par exemple, dans le baromètre Elabe pour Les Echos publié jeudi il obtient 37% de bonnes opinions, contre 27% avant la primaire.

M.R avec Annabel Roger