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Valérie Pécresse explique ses difficultés dans les sondages: "La guerre en Ukraine écrase cette campagne"

La candidate de la droite, Valérie Pécresse, était face à Apolline de Malherbe ce mercredi sur RMC\/BFMTV. La présidente de la région Île-de-France a fait le point sur sa campagne, alors qu'un dernier sondage la donne seulement 5e dans les intentions de vote des Français.

Annoncée au moment de son élection après la primaire des Républicains comme la principale adversaire d’Emmanuel Macron dans la lutte à la présidentielle, Valérie Pécresse se retrouve aujourd’hui en grande difficulté dans les sondages. Selon le dernier sondage Elabe pour BFMTV, avec 10,5% des intentions de vote, elle serait désormais derrière le président sortant (33,5%), mais aussi Marine Le Pen (15%), Jean-Luc Mélenchon (13%) et Eric Zemmour (11%).

Selon la principale intéressée, si elle se retrouve en difficulté, c’est à cause du sujet de la guerre en Ukraine, qui selon elle, écrase tout.

“La guerre en Ukraine écrase cette campagne, elle écrase le débat démocratique qui doit avoir lieu sur l’état de la France. Aujourd’hui, il y a un réflexe légitimiste vis-à-vis du président de la République. Mais ce que je crois, c’est qu’il faut absolument que cette campagne ne soit pas dérobée aux Français parce que derrière la crise en Ukraine, il y a l’état du pays qui est calamiteux, un bilan d’Emmanuel Macron qui n’est pas bon ni en matière d’autorité, ni en matière économique”, appuie la candidate LR, invitée sur RMC et BFMTV ce mercredi.

Ses adversaires en "soutien de Poutine"

Selon Valérie Pécresse, les thématiques qu’elle souhaite porter pendant cette campagne sont reléguées au second plan. “Sur la guerre, je suis évidemment en responsabilité, parce qu’il y a plusieurs attitudes face à cette guerre. Il y a l’attitude gaulliste qui consiste à défendre la liberté des peuples, à défendre la démocratie, et à se battre pour. Et puis il y a une autre attitude, qui est celle de Marine Le Pen, Eric Zemmour ou Jean-Luc Mélenchon, qui consiste à être en soutien de Vladimir Poutine, et à avoir une autre stratégie qu’Emmanuel Macron”, assure-t-elle. 

Guillaume Descours