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Vidéo intime de Griveaux: que dit la loi contre le "revenge porn"?

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Inconnu il y a encore quelques années, le "revenge porn" ou "vengeance pornographique", dont a été victime Benjamin Griveaux, consiste à diffuser des images intimes sans l'accord des personnes concernées, et est désormais sévèrement puni par la loi.

Qu'est-ce que le "revenge porn"? 

Le phénomène consacré par l'expression "revenge porn" en anglais, appelé "pornodivulgation" ou "vengeance pornographique" en français, consiste à mettre en ligne des photos ou vidéos intimes sans le consentement des personnes concernées. 

Un exemple type est l'échange dans l'intimité d'un couple de photos ou vidéos à caractère sexuel. Lors d'un conflit ou après la rupture, l'un des membres du couple diffuse ce contenu par esprit de vengeance, à des proches ou sur les réseaux sociaux. Cela peut s'accompagner de chantage ou de relations sexuelles contraintes.

Que les images aient été prises par la personne ou avec son autorisation importe peu: c'est désormais leur diffusion qui est punie. Les peines sont aggravées si les images montrent des mineurs. 

Que risquent ceux qui diffusent?

Depuis 2016 et l'adoption de la loi "pour une République numérique", la diffusion de "revenge porn" est passible de 2 ans d'emprisonnement et 60.000 euros d'amende.

Dans la loi qui les pénalise, les vengeances pornographiques sont définies comme "le fait de transmettre ou diffuser, sans le consentement de celle-ci, l'image ou la voix d'une personne, quand l'enregistrement, l'image ou la vidéo sont sexuellement explicites".

La loi prévoit donc de punir par les mêmes peines tous ceux qui diffusent ces images, même par une simple republication sur les réseaux sociaux.

Que faire si l'on est menacé?

Les conséquences sur les victimes sont parfois dévastatrices. Souvent adolescentes, les victimes sont ostracisées, cyberharcelées et parfois poussées au suicide. 

L'association e-Enfance propose un numéro vert (0 800 200 200). Elle recommande de porter plainte, ce qui permettra à la justice de retrouver derrière leur pseudonyme ceux qui ont diffusé les images. 

La rédaction de RMC (avec AFP)