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Violences au meeting d'Eric Zemmour: que s'est-il vraiment passé?

Le premier grand meeting d'Eric Zemmour a été émaillé par des violences, ce dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Le premier grand meeting d'Eric Zemmour a été marqué par des violences, ce dimanche à Villepinte. Une douzaine de militants de SOS Racisme menant une action qui se voulait "non-violente" ont été agressés par des participants lors du meeting d'Eric Zemmour, dimanche à Villepinte.

Au début du discours d'Eric Zemmour, une dizaine de militants de l'association se sont levés au fond de la salle, avec une lettre en jaune sur chacun de leurs maillots noirs, permettant d'afficher le message: "Non au racisme".

Ils ont aussitôt été pris violemment à partie par d'autres participants au meeting, qui les ont frappés, ou ont lancé sur eux des sièges, comme le montre une vidéo diffusée par SOS Racisme sur Twitter, avant d'être évacués.

D'après son entourage, Eric Zemmour aurait été blessé au poignet

Ça a commencé, avant même qu'Eric Zemmour ne débute son discours. Alors que le candidat fendait la foule pour rejoindre la scène, un homme l'a empoigné, lui attrapant le cou, avant d'être maitrisé par le service de sécurité.

D'après son entourage, Eric Zemmour aurait d'ailleurs été blessé au poignet. L'ambiance est ensuite devenue électrique lorsque, 12 militants de SOS Racisme se sont levés sur leurs chaises, en exhibant des t-shirts où l'on pouvait lire "non au racisme".

Des dizaines d'individus se sont jetés sur eux, les rouant de coups. Les militants visés ont pu être évacués. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a expliqué sur RMC ce lundi matin que des plaintes allaient être déposées prochainement par les militants.

Florian, militant SOS racisme, raconte sa version des faits ce lundi sur RMC: "Le but était de nous faire mal"

"On était 12. C'était une action pacifique, on s'st juste levé sur nos chaises. En aucun cas on a n'avait la volonté de perturber durablement le meeting. Ils ne nous ont pas laissé le temps avant de se jeter sur nous.

Un mélange de militants, de service d'ordre que j'ai identifié, de milices cagoulées... J'ai été frappé plusieurs fois à la tête. Tous les militants ont été frappés. On a tous des blessures ou des bleus à la tête.

Le but était de nous faire mal et pas de nous sortir de la salle. Si on nous avait sorti du meeting on n'aurait opposé aucune résistance.

On s'est inscrit sur les listes du meeting comme n'importe quel participant. Notre motivation est toujours intacte."

Florian Chevallay (avec J.A.)