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Salah Abdeslam affirme avoir renoncé à "enclencher" sa ceinture explosive

Salah Abdeslam au procès du 13-novembre

Salah Abdeslam au procès du 13-novembre - Benoit PEYRUCQ / AFP

Lors du procès des attentats du 13-novembre, Salah Abdeslam a affirmé avoir renoncé à "enclencher" sa ceinture explosive au Bataclan.

Auditionné à la barre, ce mercredi, lors du procès des attentats du 13-novembre, Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos du 13-Novembre, a affirmé avoir renoncé à enclencher sa ceinture d'explosifs le soir des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

"Les personnes qui n'ont tué personne, on ne peut pas les condamner comme si on avait les têtes de l'Etat islamique, ce n'est pas possible", a-t-il déclaré, "en réalité, on se dit 'j'aurais dû l'enclencher ce truc' (..), on se dit 'est-ce que j'ai bien fait de faire marche arrière ou j'aurais dû aller jusqu'au bout'?"

Au début de son interrogatoire devant la cour d'assises de Paris, le Français de 32 ans et principal accusé au procès avait déclaré: "Je n'ai tué personne et je n'ai blessé personne. Même une égratignure, je ne l'ai pas faite". Questionné sur ce "repentir actif", il a déclaré à la barre qu'il n'était "pas le seul (parmi les accusés) à parler de marche arrière, on a entendu dire plusieurs personnes dire 'moi je ne suis pas capable, je me suis ravisé+'". "Ces personnes qui étaient là dans les terrasses (...) Moi j'ai fréquenté des cafés branchés comme ça. Je mettais une chemise, je me parfumais, alors aller le lendemain dans le même café...", a-t-il continué.

Parlant de manière générale de candidats aux opérations suicides, Salah Abdeslam a ajouté: "Il va forcément y avoir un moment où on se dit, 'est-ce que je le fais ou pas', il va pas s'éclater direct". L'accusé a également explicité pourquoi il ne s'était pas rendu en Syrie: "A cause des attaches que j'avais en Belgique, c'est-à-dire mes parents, ma fiancée, j'étais dans une impasse", a-t-il dit, même si, en même temps, il a rappelé qu'il avait ses "frères en Syrie".

AFP (avec MM)