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Au tribunal pour avoir interdit les pesticides près des habitations, ce maire breton se défend sur RMC

Daniel Cueff, maire de Langouët en Ille-et-Vilaine, était l'invité de RMC alors qu'il comparaît ce jeudi matin devant le tribunal administratif de Rennes pour avoir interdit aux agriculteurs de répandre des pesticides à moins de 150 mètres des habitations.

Le maire de la petite commune Langouët, 602 habitants, en Ille-et-Vilaine, Daniel Cueff, comparaît ce jeudi matin devant le tribunal administratif de Rennes. Il lui est reproché d'avoir pris un arrêté interdisant les pesticides à 150 mètres des habitations sur sa commune.

Une décision qui outrepasse ses pouvoirs selon la préfecture, qui estime que cette interdiction relève des prérogatives de l'État.

Le maire qui a pris cet arrêté en mai pour "protéger la santé" de ses administrés, assurera seul sa défense. Un rassemblement en soutien à l'élu est prévu devant le tribunal.

"Je pense qu'une distance de 150 mètres est un bon compromis", se défend-il sur RMC

Invité de RMC ce jeudi matin, Daniel Cueff défend son idée et met en avant sa responsabilité et son "devoir moral de protéger sa population".

"Ce n'est pas un arrêté d'interdiction des pesticides, c'est une arrêté de DEP, distance d'éloignement des pesticides pour ne pas faire prendre de risques aux habitants. Je pense qu'une distance de 150 mètres est un bon compromis.
Les habitants me suivent en très grande majorité dans la commune. Les gens me disent qu'ils n'osaient pas demander aux agriculteurs de ne pas répandre trop près de chez eux. Il y a des agriculteurs qui ne sont pas contents, mais il n'y a pas d'interdiction de cultiver dans ces 150 mètres."

"Face à cette carence de l'Etat j'ai une obligation morale et juridique de protéger ma population"

Elisabeth Borne a estimé sur RTL qu'il faut effectivement mieux protéger les habitants mais qu'on ne peut faire ses règles dans son coin. Il lui répond ce jeudi matin.

"Depuis 2009, la France et tous les pays membres sont invités par l'UE à développer des procédures de protection des habitants. Ca fait dix ans qu'ils ne le font pas. Face à cette carence de l'Etat j'ai une obligation morale et juridique de protéger ma population."
James Abbott