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Avec le plastique, nous nous empoisonnons à petit feu

Le gouvernement envisage de revenir à la fameuse consigne pour réduire le nombre de déchets en France.  Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition, écologique et solidaire, défend ce projet.

Comment responsabiliser les Français vis-à-vis de l'environnement ? Le gouvernement envisage de revenir à la consigne pour réduire le nombre de déchets en France. Non plus les bouteilles en verre comme le système en vigueur des années 60 jusqu'au début des années 90, mais cette fois, il s'agirait de récupérer les bouteilles plastiques, canettes métalliques et les piles. Le gouvernement vise la collecte de 100% des produits recyclables, un objectif clef de la feuille de route de l'économie circulaire.

L'objectif est simple: augmenter le taux de recyclage des emballages ménagers. En France, il est de 25% pour le plastique, 43% pour l'aluminium. 

Concrètement, les consommateurs payeront une caution à l'achat, caution qui leur sera rendue lorsqu'ils ramèneront les emballages au point de collecte. 

"C'est une question de choix pour le consommateur"

Selon Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, qui défend ce projet sur RMC: "C'est une question de choix pour le consommateur: il peut soit subir, soit volontairement et activement rapporter sa bouteille ou sa canette. D'ici 2050, il y aura autant de poissons que de plastiques dans l'océan. Et à terme, ce plastique-là se retrouve dans nos assiettes. Il nous faut donc agir de façon urgente pour vivre sur une planète où on peut vivre. Avec le plastique, nous nous empoisonnons à petit feu". 

La pratique de la consigne est courante dans les pays du Nord, ainsi qu’en Allemagne, où près des trois quarts des bouteilles sont consignées.

Benjamin Smadja avec X.A