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Dans le Var, le combat d'un éleveur pour garder ses chiens de troupeau accusés de trop aboyer

Pour leur maitre qui élève des moutons et chèvres ici depuis 2014 c’est l’incompréhension. Ses chiens servent normalement à protéger le troupeau en aboyant face à une éventuelle attaque de loup.

Situation ubuesque dans le petit village de Saint-Martin-de-Pallières dans le Var, où plusieurs voisins se plaignent des aboiements de Bella et Jolie deux chiens des Pyrénées de race Patou.

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Les nuits sont courtes pour Françoise. Sa maison est située à quelques centaines de mètres de brebis gardées par deux bergers des Pyrénées.

“Mon voisin a des troupeaux qu’il fait garder par des Patous. De 23h30 jusqu’au matin, ils aboient. Je suis allée voir un médecin pour lui demander qu’il me donne des somnifères. J’ai alerté la mairie”, indique-t-elle.

La mairie se trouve justement démunie face à ce conflit. André Crespi est le premier adjoint de la commune. “Quand il y a des personnes qui ne veulent pas se concilier, je ne peux rien faire. Il existe des colliers anti-aboiement, mais bon…”, explique-t-il.

Des colliers anti-aboiement testés sans succès

L'an dernier, ce collier, qui entrave les aboiements avec de petites décharges électriques, a été testé et porté quelques jours par les deux chiens. Une tentative vaine et surtout un non-sens pour l'éleveur Michel Casanada.

“Automatiquement, j’ai eu des attaques de renard. Les chiens n’étaient pas en condition pour protéger l'environnement. Nous, on est obligé de s'armer de chiens pour protéger le troupeau. Ce n’est pas normal qu’une commune face des articles, des arrêtés pour empêcher les nuisances sonores au niveau de chiens”, appuie-t-il.

Il demande que l'aboiement du berger des Pyrénées ne soit plus considéré comme une nuisance sonore.

Clémence Fournival et Maryline Ottmann avec Guillaume Descours