RMC

Des incendies monstres ravagent la Sibérie en proie à une vague de chaleur

Près de 3 millions d'hectares ont été ravagés par les flammes en Sibérie, en proie à une vague de chaleur "anormale". La réaction des autorités, jugée trop tardive, est critiquée par les défenseurs de l'environnement.

Le Sud de la France en proie aux flammes est loin d'être un cas isolé à l'échelle de l'Europe. En Espagne, en Italie, au Portugal ou encore en Croatie, des centaines d'hectares ont également brûlé. Mais l'incendie le plus impressionnant se trouve en Sibérie. Les incendies auraient été provoqués par une chaleur "anormale", alors que 30 degrés ont été enregistrés. Aujourd’hui l’incendie, visible depuis l’espace serait de moins en moins maîtrisable.

"La zone d’incendie s’est étendue à cause d’un temps très sec qui dure depuis longtemps. Nous n’avons pas pu prendre de mesures d’urgence pour éteindre tout de suite les départs de feu car ceux-ci se sont déclarés dans des régions très isolées de Sibérie", a expliqué lors d’une conférence de presse Sergei Abanin, le responsable des opérations.

"Que les Russes comprennent pourquoi on débloque des fonds pour combattre ces incendies"

Les réactions des autorités auraient été trop tardives, la région étant reculée avec très peu d’habitants. Les opérations anti-feu sont très rarement déclenchées car trop coûteuses. Le Premier ministre Russe Dmitri Medvedev a promis plus de moyens pour lutter contre les flammes.

"J’ai parlé au gouverneur de la région de la façon dont on allait gérer la situation. Cette région est tellement reculée qu’il faut que les Russes comprennent bien pourquoi on débloque des fonds pour combattre ces incendies", a-t-il assuré.

Trois millions d'hectares brûlés

De son côté Greenpeace dénonce une décision tardive qui ne devrait pas changer la situation : "Il aurait mieux valu éteindre ces feux quand il était encore possible de le faire", a regretté l’organisation de défense de l’environnement.

Selon les chiffres officiels, près de trois millions d'hectares ont été ravagés par les flammes notamment dans les régions de Iakoutie, de Krasnoïarsk et d'Irkoutsk, représentant une surface de la superficie de la Belgique.

Romain Poisot (avec Guillaume Dussourt)