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Interdiction des prospectus: vers un autocollant "Oui Pub" pour ceux qui en veulent encore?

Le projet de loi climat évoque une possible interdiction de la publicité papier.

La Convention citoyenne demandait l’interdiction du dépôt de toute publicité dans les boîtes aux lettres à partir de janvier. Après des mois de consultation et de travail de convention, le gouvernement a édulcoré la mesure.

Il propose une expérimentation de 36 mois pour interdire la distribution de publicité, sauf chez les consommateurs volontaires qui colleraient un autocollant "Oui pub" par exemple sur leur boîte aux lettres et qui pourraient continuer de recevoir des prospectus.

1 Français sur 2 (52%) se dit prêt à coller cet autocollant "Oui Pub" d'après un sondage réalisé pour Bonial, application de catalogue en ligne, intéressés principalement par les catalogues de Noël ou les foires aux vins.

"Du gâchis à gogo"

Les consommateurs sont d'accord pour lutter le gaspillage, mais certains sont encore attachés au papier. Il y a une solution aujourd'hui, pour ne pas crouler sous les prospectus : il suffit de coller un autocollant "STOP pub" sur sa boîte aux lettres. Mais tous les consommateurs n'y pensent pas, comme Véronique, favorable alors au projet du gouvernement d'interdire ces papiers qui polluent son courrier.

"Ca m'envahit, je jette tout de suite donc ça m'est complétement égal si elles disparaissent car il y a du gâchis à gogo"

Comme cette mère de famille, de moins en moins de consommateurs prêtent attention à ces publicités selon un sondage Harris Interrractive. Mais 1 sur 2 pourtant continue de faire comme ces deux retraités, Jeanine et Raymond :

"On les regarde mais c'est tout. Ca peut-être utile, surtout au niveau du bricolage." 

Le contribuable paie le recyclage

Mais qu'on la lise ou pas, la pile de pub finit toujours à la poubelle. Un désastre écologique mais aussi financier pour l'association Resistance à l'Agression Publicitaire. Car les contribuables paient une partie du recyclage alerte le porte-parole, Thomas Bourgenot :

"On est officiellement à 800.000 tonnes de déchets créés par cette activité par an. Les distributeurs paient les deux-tiers, le reste est à la charge des collectivités."

Des fédérations de commerce demandent quant à elles la suppression de la mesure. Le prospectus reste un outil indispensable disent-elles, et génère dans les rayons 13% de chiffres d'affaires supplémentaires.

Nicolas Traino (avec J.A.)