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La pollution de l'air responsable d'un tiers des AVC et infarctus dans le monde

Olivier Blond, président de l'association Respire et invité de Bourdin direct ce mardi, rappelle ces chiffres inquiétants venant de l'OMS alors qu'un pic de pollution touche actuellement la France.

Un épisode de pollution aux particules fines touche la France et devrait se poursuivre encore plusieurs jours. En plus de l'Île-de-France, de nombreuses villes sont concernées: Lyon, Annecy, Marseille, Bordeaux... Le pic de 50 microgrammes par m3 est atteint.

Le problème de la pollution de l'air est permanent et ne concerne pas que les moments où nous atteignons ces pics comme l'explique Olivier Blond, président de l'association Respire et invité de Bourdin direct ce mardi matin. D'autant que l'on ne connaît pas exactement la composition des particules fines.

"Personne ne sait vraiment et c'est pour ça que l'on utilise ce mot qui ne veut pas dire grand chose. En fait, c'est de la poussière d'une certaine manière, de la poussière qui est tellement variée dans sa chimie, sa composition, qu'on peut simplement dire qu'elle est fine, d'une taille inférieure à 10 microns."

"Souvent on croit juste que ça empêche de respirer, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg"

On sait d'où vient cette poussière en revanche: des combustions comme les moteurs de voitures, les feux de cheminée, le fioul. Mais aussi des poussières qui viennent des entreprises, des usines, des chantiers de BTP, la poussière agricole. Certaines poussières ne sont pas ainsi pas graves, d'autres sont toxiques et pénètrent profondément dans les voies respiratoires, comme le rappelle Olivier Blond.

"Souvent on croit juste que ça empêche de respirer, mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Les particules fines qui entrent dans le système vont aller dans la circulation sanguine et va poser des problèmes cardio-vasculaires. Selon l'OMS, la pollution de l'air est responsable d'un tiers des AVC et infarctus dans le monde, aggravés et encouragés par cette pollution de l'air. (...) L'essentiel de la mortalité est liée à la phase hors des pics."
James Abbott