RMC

Le cap des 8 milliards d'êtres humains sur la Terre est dépassé: quel impact pour la planète?

Alors que le cap des 8 milliards d'êtres humains sur la Terre est dépassé depuis ce mardi, certains s'inquiètent de l'impact écologique, estimant qu'une augmentation de la population mondiale pourrait avoir un impact néfaste sur une planète déjà abîmée.

Un nouveau cap est franchi. Nous sommes depuis ce mardi 8 milliards d’êtres humains selon un rapport de l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de la population. Alors qu’on recensait 2,5 milliards d’habitants sur la planète en 1950, nous devrions être 9,7 milliards sur Terre en 2050.

Et en 2100, l’ONU table sur 10,4 milliards, mais d’autres projections disent beaucoup moins. Pourtant, même avec un taux de fécondité qui baisse, pour s’établir aujourd’hui à 2,3 enfants par femme en moyenne, la population mondiale devrait continuer de croître plusieurs décennies encore, avant d’atteindre un pic dans la seconde moitié du 21e siècle.

"Pas raisonnable de faire des enfants"

Une augmentation qui fait craindre le pire pour la planète, déjà impactée par les activités humaines et la pollution qu’elles engendrent. Pour certains écologistes, il faut être radical et arrêter de procréer. "Plus on est nombreux, plus on va évoluer. On détruit encore plus la planète pour consommer, c’est un cercle vicieux", assure à RMC une Parisienne.

C’est aussi ce que craint Margot, une auditrice des "Grandes Gueules". "Je pense qu'aujourd'hui, ce n'est pas très raisonnable de faire des enfants", s'inquiète-t-elle ce mardi sur RMC et RMC Story. "Il faut réguler un peu la population sur Terre. Être un peu moins serait intéressant, on est en train d'épuiser les ressources et de détraquer la planète", appelle-t-elle.

"Je veux que les enfants qui vont naître continuent d'avoir de l'espoir. Mais l'éco-anxiété, c'est quelque chose de réel puisqu'on se prend ces changements climatiques en pleine face", alerte Margot.

"Vivre mieux sans peser sur la planète"

De son côté, Etienne Liebig appelle les dirigeants à prendre en compte cette peur et cette angoisse face au futur: "Cette question de l'écologie est toujours traitée en dernier. Il faut que les politiques entendent ce que disent ces jeunes. La nouvelle génération ne peut pas voter pour des gens qui ignorent ce sujet important".

Pour Gilles Pison, conseiller de la direction de l’Institut national d’étude démographique, cette augmentation n'est un risque que si notre façon de vivre ne change pas: "Si tous les 8 milliards d'êtres humains se mettent à vivre comme les Américains, ce ne sera pas durable. Il faut trouver une façon de vivre mieux sans peser sur la planète".

Pour l'instant, la Chine est toujours le pays le plus peuplé avec 1,43 milliard d’habitants, mais l’Inde devrait passer devant l’année prochaine. Actuellement, 59% de la population mondiale vit en Asie, 18% en Afrique et seulement 9% en Europe.

Guillaume Dussourt (avec Pierre Bourgès)