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Le marché des chaussures "reconditionnées" va-t-il conquérir le grand public?

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DUPIN QUOTIDIEN - Acheter des chaussures de marque comme neuves mais beaucoup moins chères: Nike se lance dans le marché.

C’est une petite révolution dans le monde de la basket. Vous connaissez le principe des téléphones reconditionnés qui sont remis en vente après avoir été nettoyés réparés remis en boite. Il peut y avoir des petits défauts des rayures, des traces d’impact, mais le téléphone est opérationnel et surtout beaucoup moins cher. Là c’est le même principe mais avec des baskets.

L’idée c’est que Nike va récupérer les chaussures qui sont renvoyées par les clients dans les soixante jours après leur achat, les inspecter et, pour celles qui sont encore vendables, de les brosser, les désinfecter à la main et les remettre en rayons.

Il y aura 3 catégories: "comme neuf" pour les chaussures qui ont déjà portées seulement un jour ou deux, "légèrement usagé" pour celles utilisées un peu plus longtemps et "avec un petit défaut esthétique" pour les baskets qui ont un accroc ou une tâche ou une marque.

De la com' ou une bonne idée, ou les deux?

C’est clair que l’idée c’est vraiment d’essayer de reconquérir ou au moins de ne pas perdre une clientèle qui fait plus attention à sa façon de consommer, c'est une manière de montrer que Nike est une entreprise responsable qui réduit déchets, qui s’intéresse à l’économie circulaire. Parce que c'est vrai​ de nos jours les baskets et plus globalement les vêtements quasiment neufs qui se retrouvent détruits ça passe de plus en plus mal.

Les baskets reconditionnées, ça existe déjà

Par exemple il y a une startup française qui s’appelle sneakersdealers c’est une boutique en ligne de baskets reconditionnées. C’est des passionnés qui ont lancé cette marque il y a 2 ans et ça marche super bien et il y a vraiment des bonnes affaires sur le site. Et c’est toujours le même principe. Ils récupèrent des baskets en assez bon état ils les reconditionnent et ils les revendent. Il y a même des boutiques qui commencent à ouvrir avec des baskets vendues à 50% de leur cote officielle, sachant que même à 50% ça peut chiffrer très vite pour certains modèles un peu rares: jusqu’à plusieurs centaines d’euros.

Marie Dupin (avec J.A.)