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Mais que faut-il vraiment retenir de la COP24?

Après deux semaines de négociations tendues, la 24e conférence de l'ONU sur le climat s’est achevée à Katowice en Pologne sur un compromis. Un texte qui satisfait les pays qui tirent la sonnette d'alarme, plus exposés au changement climatique, et ceux exportateurs d'énergie fossiles.

Et maintenant? Trois ans après l'espoir né lors de la COP21 à Paris, la 24ème édition du sommet de l'Onu sur le climat n'a pas abouti à de nouveaux engagements des états sur leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre.

L'alerte avait pourtant été donné en octobre dernier par les scientifiques du GIEC au sujet des conséquences catastrophiques d'un réchauffement au dé-là de 1,5 degré. Il faudrait réduire les gaz à effet de serre de moitié d’ici à 2030 pour rester sous la barre d’un réchauffement à 1 degré et demi.

Mais avec ce qui a été négocié lors de cette COP24, on s’achemine plutôt vers un réchauffement de 2 à 3 degrés, avec son lot de tempêtes, d’inondations et de sécheresse par conséquent. 

"C'est un véritable combat qu'il faut mener en doublant, triplant nos efforts" a défendu Pierre Cannet, responsable climat du WWF France, invité de RMC, ce lundi.

"La transition énergétique prend trop de temps"

Les négociations, qui ont duré 15 jours, ont surtout permis d'acté le mode d'emploi de "l'Accord de Paris". Une centaine de pages fixe ainsi les modalités de suivi des actions nationales en faveur du climat. Une flexibilité a été accordée aux pays en voie de développement.

Si l'accord a été salué par Emmanuel Macron, une "étape clé", selon le ministre de la Transition Ecologique, François de Rugy, des ONG parlent d'un énorme gâchis qui attendaient de nouveaux engagements de réduction de gaz à effet de serre. 

"En France et en Allemagne, la transition énergétique prend trop de temps" a réagit sur RMC le responsable climat de WWF France. 

Alors que Pierre Cannet appel la France "a montrer l'exemple", ni Emmanuel Macron, ni Edouard Philippe n’ont jugé utile de se déplacer pour l’ouverture des négociations, lors de la journée réservée aux chefs d’Etat. François de Rugy n’a, lui non plus, qui a laissé la place à Brune Poirson pour un passage éclair. 

Sophie Paolini & J.V