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Alpes-Maritimes: la solidarité s'organise pour accueillir les secouristes du mieux possible

Alors que les pompiers et les gendarmes sont sur tous les fronts, la solidarité s'organise pour accueillir les secouristes.

La vallée de la Vésubie toujours en train de panser ses plaies. Au moins 39 maisons ont été complètement détruites. Déblaiement de routes, raccordement à l’électricité et surtout, recherche des personnes portées disparues : les pompiers et gendarmes sont sur tous les fronts. 

A la Bollène-Vésubie, commune de 570 habitants situé en hauteur, la tempête n’a pas fait d’énorme dégâts. Alors, le village, voisin des communes touchées, est devenu la "base arrière" des secours. 

Tous les soirs près d’une centaine de pompiers, gendarmes, agents de la sécurité civile, encore vêtus de leur uniforme, viennent reprendre des forces. C’est Mabel, une élue de la commune, qui les accueille.

“L’urgent c’était d’héberger les secours. Les nourrir, les héberger. Les circonstances le demandaient et je crois qu’on peut parler de solidarité de la montagne”, explique-t-elle.

Soutenir les secouristes

En cuisine, Bastien s’active. D’habitude, il gère deux restaurants dans la vallée, forcément fermés en ce moment. "Malheureusement on ne peut plus travailler du tout. donc là on s’occupe, et on fait du bien à ces pompiers qui viennent nous sauver. on ne peut faire que ça de toute façon, donc on se sent utile”, affirme-t-il. 

Le couvert et le gîte. Le village offre aussi 200 places d’hébergement sommaire mais indispensable. La maire Martine Barengo-Ferrier se promet de ne pas lâcher ces secouristes tant qu’il le faudra.

"Je me suis engagée sur la durée. On ne peut pas laisser les secours sans hébergements décents sur la durée parce que eux aussi vont s’épuiser. Et ils ont auront peut-être encore plus besoin de nous”, affirme-t-elle. 

Malgré leur droit de réserve, les pompiers le confient: être accueilli aussi chaleureusement leur permet de remplir encore mieux leur mission. 

Mahauld Becker-Granier avec Guillaume Descours