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"Des milliers de mégots arrivent en mer": après les intempéries dans le sud-est, des craintes d'un désastre écologique à Marseille

Après la grève des éboueurs de la semaine dernière, il restait 3000 tonnes de déchets et d'ordures non ramassés dans la ville. Des déchets qui ont ruisselé le long des caniveaux bouchant les égouts et font craindre une importante pollution.

Heureusement, les pluies annoncées comme torrentielles dans le Sud-Est, n’ont pas été aussi fortes qu’attendue. 

La vigilance rouge aux pluies-inondations dans les Bouches-du-Rhône et à Marseille a finalement été levée hier en fin de journée. Dans la nuit de dimanche à lundi, d'importantes précipitations ont tout de même touché la cité phocéenne, "l'équivalent de plusieurs mois de précipitation", jusqu'à 180 mm d'eau, selon Météo-France.

Problème, après la grève des éboueurs de la semaine dernière et qui s'est achevé vendredi, il restait 3000 tonnes de déchets et d'ordures non-ramassés dans la ville, assurait Benoît Payan sur France Info lundi.

Des déchets qui ont ruisselé le long des caniveaux bouchant les égouts. Les Marseillais eux, sont excédés: "On ne voit que les poubelles. On est obligé de marcher sur la route pour ne pas sentir les odeurs. Ce n'est pas une vie, Marseille pourrit, c'est sale", déplore une habitante de la ville.

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"C'est une pollution majeure"

Avec les pluies torrentielles, les déchets ont été charriés vers la mer, observe Isabelle Poitou, la directrice de l’association Mer-Terre:

"Ce sont des déchets qui ne sont pas bio-dégradables pour la plupart, notamment les plastiques, les emballages uniques, des petits morceaux et des milliers de mégots. A chaque fois après des pluies torrentielles il y a des milliers de mégots qui arrivent en mer. C'est une pollution majeure, ce n'est pas une marée noire mais une marée de plastique et mégots".

Et pour tenter de limiter cette pollution maritime, plus de 650 agents de la métropole Aix-Marseille sont sur le front depuis lundi matin.

Dans la foulée des intempéries, le maire de la cité phocéenne Benoît Payan a écrit au Premier ministre Jean Castex lui demandant de reconnaître Marseille comme en état de catastrophe naturelle.

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Victor Joanin et Paul Barcelonne (avec G.D.)