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Greta Thunberg en fait-elle trop?

16 jeunes, dont Greta Thunberg, ont annoncé lundi une nouvelle offensive, sur le terrain juridique cette fois, en dénonçant l'inaction des dirigeants comme une atteinte à la convention de l'ONU sur les droits de l'enfant.

La jeune militante suédoise a donné le ton lundi au début d’un sommet sur le changement climatique à New-York. Elle a pris à partie les dirigeants de la planète pour leur inaction en la matière et a même lancé une action juridique, avec quinze autres jeunes, contre cinq pays dont la France. Des pays à qui elle reproche de ne pas respecter la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant.

C’était sans doute le discours le plus percutant de l’adolescente de 16 ans depuis son arrivée à New-York, après sa traversée de l’Atlantique en bateau.

"Ca ne va pas du tout, je devrais être à l’école. Vous m'avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses, et encore je fais partie de ceux qui ont de la chance."

Un spécialiste: "On a commencé dans les années 80 à parler du réchauffement. Mais nous, on est inaudibles donc c'est bien qu'elle soit là"

C’est une chance d’avoir une telle porte-parole disent aujourd’hui les illustres défenseurs de la planète. "Elle est le miracle que j’attendais", affirme Yann Arthus-Bertrand. Grâce à elle, le climat fait enfin la une des journaux remarque Jean Jouzel. 

"On a commencé dans les années 80 à parler du réchauffement. Mais nous, on est inaudibles donc c'est bien qu'elle soit là. J'aurais bien aimé qu’il y ait une Greta Thunberg il y a une dizaine ou une vingtaine d’années"

"Je trouve ce discours démoralisant pour la jeunesse"

La jeune activiste atteinte du syndrome d’Asperger est invité par plusieurs parlements. Elle se moque des critiques, s’invite au forum économique de Davos, rencontre le pape François, enregistre un single sur l’urgence climatique et attaque en justice cinq grands pays pollueurs. Une nouvelle action qui déplaît, sur le fond, comme sur la forme, au chirurgien et essayiste Laurent Alexandre.

"Tout ce discours est effectivement très anxiogène alors que cette problématique doit se régler rationnellement. Je trouve ce discours démoralisant pour la jeunesse"

Des jeunes qui étaient près de 4 millions vendredi dernier à manifester partout dans le monde, un an après la grève de l’école lancée assise, par terre, dans les rues de Stockholm, par Greta Thunberg.

Quentin Vinet (avec J.A.)