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"Un vague de 8 mètres s'est formée": William n'a aucune nouvelle de sa mère depuis les intempéries dans le Sud-Est

C'est un témoignage touchant: depuis les intempéries du week-end, William est à la recherche de sa mère. En vain.

Alors qu'Emmanuel Macron est arrivé mercredi après-midi en hélicoptère à Tende, première étape de sa visite dans les vallées des Alpes-Maritimes dévastées par les crues du 2 octobre, où il doit aller à la rencontre des sinistrés, William, lui, recherche toujours sa maman. 

Comme les secouristes et des proches de personnes disparues, les recherches se poursuivent pour retrouver d'éventuelles victimes. Alors que le bilan est de quatre morts en France, 21 personnes sont toujours recherchées. 

William, ingénieur à Montpellier, tente de retrouver sa mère, qui vivait à Saint-Martin-Vésubie, village particulièrement frappé. Plusieurs maisons y ont ainsi été emportées par les flots du torrent. Le jeune homme confie son pessimisme: 

"Il y a un pont qui a sauté juste avant Saint-Martin-Vésubie et a créé une vague énorme de plus de huit mètres, qui a emporté des chalets situés dans le vallon.
Ma mère habitait moins d'un km en dessous du pont. C'est mon oncle, son frère, qu'elle a appelé un peu avant qu'il n'y ait plus de réseau téléphonique pour lui dire que l'eau montait au niveau de la portière de la voiture et qu'elle avait même emporté la voiture.
Il lui a alors dit d'aller tout en haut, de se mettre à l'abri et d'appeler les pompiers. Le réseau a dû couper après et c'était fini. Le seul espoir, c'est que l'on retrouve son corps pour faire notre deuil, mais on n'y croit pas...", souffle-t-il. 

Trois vallées au nord de Nice ont été frappées vendredi par des pluies torrentielles et des crues brutales qui ont fait au moins quatre morts, huit personnes disparues et treize autres "supposément disparues". Ces intempéries ont frappé jusqu'en Italie, avec deux morts dans le Val d'Aoste et le Piémont. 

Les attentes sont fortes du côté des élus locaux qui ont évalué le coût des travaux de reconstruction à un milliard d'euros. Le chantier le plus cher sera la reconstruction de plus de 60 km de routes dans la Roya et la vallée voisine de la Vésubie.

La rédaction de RMC