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"Objectif Terre": à quoi va servir la COP25 sur le climat?

Chaque matin, un sujet pertinent concernant l'environnement planétaire et les bonnes résolutions à prendre pour sa protection.

La COP25 s’ouvre aujourd’hui à Madrid, en Espagne. Qu’est-ce qu’on peut en attendre?

Cette COP c’est un peu une COP de transition: elle va réaffirmer ce qui a déjà été décidé dans les accords de Paris en 2015, valider certains points techniques et surtout préparer les 196 états à revoir à la hausse leurs ambitions pour la COP26, qui aura lieu dans un an à Glasgow.

En fait, l’enjeu de Madrid sera surtout de remotiver les troupes et relancer une dynamique pour 2020, année de la mise en œuvre effective des accords de Paris. Il y aura quand même des choses à trancher pendant ces 15 jours: d’abord la question de la transparence, c’est à dire comment vérifier que les pays respectent bien leurs engagements? 

Jusqu’à présent, on a vu que les beaux discours de diminution des émissions de gaz à effet de serre ne se voient pas toujours dans les actes. Et la question du financement: comment aider les pays en voie de développement qui subissent de plein fouets les effets du réchauffement alors qu’ils n’y sont pour rien? 

A partir de l’an prochain, 100 milliards de dollars doivent être versés à ces pays tous les ans pour adapter leurs infrastructures et compenser les dégâts subis par les changements climatiques. A noter qu’il y aura bien une délégation américaine à Madrid puisque le retrait des Etats-Unis des accords de Paris ne sera effectif que dans un an.

En revanche, si la France sera bien présente, ce ne sera pas avec Emmanuel Macron qui préfère rester en France à cause du mouvement du 5 décembre.

Qu’est-ce qu’on peut retenir de 25 ans de COP?

Deux COP restent vraiment dans l’histoire: la 3eme en 1997 qui va donner le protocole de Kyoto, le 1er traité contraignant qui oblige un certain nombre de pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Dans les faits, si l’Europe par exemple tient ses engagements, ce n’est pas le cas des plus gros pollueurs. Les Etats-Unis n’ont par exemple jamais signé le traité.

Et puis 2015, les accords de Paris, le 1er traité universel qui engage tous les pays. Plutôt que d’imposer des objectifs aux pays, ce sont les pays qui décident de l’effort dont ils sont capables. Au final, en 25 ans, les choses ont avancé mais très lentement, et avec une machine de l’ONU très lourde à faire bouger, face à un climat qui lui se dérègle de plus en plus vite... Aujourd’hui tout reste à faire.

Géraldine de Mori