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Objectif Terre : ces animaux qui rapportent à l'économie mondiale

Combien vaut vraiment un animal? Plusieurs organismes ont estimé le prix de certains animaux par rapport à ce qu'ils rapportent à la planète. Et c’est surprenant.

Quel est à votre avis l’animal qui rapporte le plus à la planète? Il n’est pas très grand, et pourtant. L’abeille, l’être vivant le plus important sur terre, rapporterait entre 2 et 5 milliards d’euros. C’est la part de notre alimentation qui dépend du travail des abeilles. C’est ce qu’a calculé le ministère de la Transition écologique et solidaire, en partant du principe que 70% de l’agriculture de la planète dépend exclusivement de la pollinisation des abeilles. La disparition des abeilles n’est pas seulement une catastrophe pour la biodiversité, mais ça nous coûte aussi très cher. Et pourtant, 90% de la population a disparu ces dernières années. 

Combien rapporte une seule baleine sur toute sa vie?

Près de 2 millions de dollars. C’est le très sérieux FMI qui a fait le calcul. D’abord parce qu’elle capte énormément de carbone : 33 tonnes de carbone en moyenne par baleine, l’équivalent de plusieurs milliers d’arbres. Même quand elle meure le carbone reste piégé sous l’eau. Et aussi parce qu’elle nourrit le plancton. Plus il y en a, plus les espèces sont en bonne santé et plus les pêcheurs peuvent pêcher. Les conséquences financières sont très concrètes.

Un éléphant vaut plus quand il est mort ou quand il est vivant?

Mort il rapporte 16 500 euros pour son ivoire. Vivant il peut rapporter sur toute sa vie jusqu’à 1,5 million d'euros, 76 fois plus, grâce notamment aux safaris photos. Le calcul est vite fait ! C’est toute une économie qui se met en place là où il y a des éléphants : guides, hôtels, restaurants.

C’est important de donner un prix à un animal en dehors du côté commercial. Parce que cela permet de réaliser qu’il est bien souvent beaucoup plus rentable de le protéger que de le laisser mourir. Et ça permet aussi de chiffrer un préjudice écologique, de punir ceux qui s’attaquent à la nature. C’est comme ça que pour la première fois en France des braconniers ont écopé de 350.000 euro d’amende la semaine dernière pour avoir pêché pendant 4 ans dans les eaux protégées du parc national des Calanques de Marseille. 

Géraldine de Mori (avec G.D.)