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A Marseille, la campagne municipale cristallise les tensions entre les partis

Violences, intimidations... plusieurs plaintes ont été déposés par différents candidats. Des tensions qui se voient notamment chez les colleurs d'affiches.

La campagne des municipales est mouvementée à Marseille. Sept plaintes ont été déposées ce dernier mois par les différents candidats ou leurs soutiens pour des violences ou des intimidations notamment.

Pour l'instant, le dernier sondage publié lundi par La Provence donne la LR Martine Vassal en tête avec 24% des intentions de vote au premier tour. Ensuite, viennent le RN Stéphane Ravier 22% et le rassemblement de gauche du Printemps marseillais mené par Michèle Rubirola à 18%.

Pour le RN Stéphane Ravier, les principaux auteurs de violence seraient les colleurs d’affiche de sa rivale de droite Martine Vassal.

"Nous n’avons aucun problème avec les militants de qui que ce soit d’autres. C’est nous tous qui avons des problèmes avec madame Vassal, ses colleurs et ses cogneurs. Donc ça ne donne pas envie aux Marseillais de s’intéresser beaucoup à la campagne, c’est certain", affirme-t-il. 

Inquiétude pour le scrutin

De son côté, Martine Vassal, la candidate LR, se dit elle aussi victime de menace. "Mais je suis en tête, c’est peut-être la raison pour laquelle monsieur Ravier me stigmatise. En tout cas moi j’ai reçu des menaces directement de monsieur Ravier dimanche dernier. Tout ça ne m’intéresse pas. Je crois que Marseille mérite mieux", assure-t-elle. 

Benoit Payan, colistier de Michèle Rubirola pour le Printemps marseillais, affirme lui être très inquiet pour le scrutin de dimanche.

"Aujourd’hui, on voit que des plaintes sortent de tous les côtés, des gens se frappent dans la rue. Mais on est où ? À Chicago ? Moi, je crains le pire pour les bureaux de vote. Et c’est pour ça que j’en appelle au ministre de l’Intérieur, au préfet de police. Ils vont devoir prendre leurs responsabilités et surveiller les bureaux de vote", indique-t-il. 

Le préfet des Bouches-du-Rhône a déjà été saisi par le candidat LREM pour dénoncer des pratiques illégales durant la campagne.

Lionel Dian avec Guillaume Descours