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Piscines privées: et si on taxait l’eau de remplissage?

Alors que la sécheresse se fait déjà sentir dans 24 départements, Laure Closier, chroniqueuse dans Estelle Midi, a proposé un compromis pour que les particuliers puissent encore utiliser leur piscine.

Chaque année, c’est un sujet qui revient sur la table. À l’arrivée de la sécheresse, certaines préfectures prennent des arrêtés pour empêcher les citoyens de laver leur voiture, de remplir leur piscine ou d’arroser leur pelouse. Mais alors que la France possède déjà 3 millions de piscines privées, certains voudraient interdire totalement la construction de nouvelles piscines en France, le deuxième pays au monde à posséder le plus de piscines par habitants.

"Surtaxer à partir d’un certain volume"

"J’adore les piscines, je passerais bien ma vie dans l’eau si c’était possible, a avoué Laure Closier dans ‘Estelle Midi’, ce lundi sur RMC et RMC Story. Mais je ne trouve pas ça normal que l’eau du robinet soit au même prix que celle qu’on utilise pour remplir sa piscine. Il faudrait un quota d’eau que tout le monde peut utiliser, et surtaxer à partir d’un certain volume pour les gens qui changent l’eau de leur bassin."

"Cet argent récupéré des taxes sur l’eau des piscines pourrait servir à équiper les maisons avec des réservoirs d’eau de pluie, a ajouté la chroniqueuse qui officie aussi sur BFM Business. Il faut un véritable plan eau pour reboucher les trous dans les canalisations des maisons, plutôt que faire des économies de bouts de chandelles, en interdisant d’arroser sa pelouse pendant cinq minutes."

"Supprimer totalement les piscines, ça serait comme priver les gens de s’amuser chez eux, ça serait de l’écologie punitive, et je ne vois pas au nom de quoi on pourrait faire ça. Si on dit, vous avez une piscine, vous allez payer plus cher que ceux qui utilisent juste l’eau pour boire, je pense que c’est acceptable, sachant que les gens qui construisent les piscines sont plutôt riches en général" a conclu Laure Closier.

SB