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Affaire PPDA: 20 femmes témoignent ce mardi contre l'ancien présentateur sur Mediapart

C'est une émission choc que Mediapart va diffuser ce mardi soir. Pas moins de 20 femmes qui ont témoigné contre Patrick Poivre d'Arvor vont prendre la parole, à visage découvert et certaines pour la première fois. Parmi elles, Emma Dancourt, chroniqueuse à RMC qui s'explique dans Estelle Midi

Vingt femmes vont témoigner ce mardi soir sur Mediapart. Toutes ont témoigné contre l’ancien présentateur de TF1, Patrick Poivre d’Arvor pour viol, harcèlement ou encore agression sexuelle.

L’émission “à l’air libre” a été enregistrée lundi matin et sera mise en ligne ce mardi soir sur le pure player. Chroniqueuse dans “Estelle Midi” ce mardi, Emma Dancourt qui fait partie de ces femmes qui vont témoigner revient sur la genèse de ce témoignage à visage découvert.

"Ça s'est monté en quelques jours à peine. Ça s’est fait pour répondre à la plainte pour dénonciation calomnieuse de Patrick Poivre d’Arvor contre 16 d’entre nous dont je fais partie. D’ailleurs, officiellement, nous n'avons toujours pas été notifiées de cette plainte, c’est ‘Complément d’enquête’ qui nous l’a appris. Donc nous étions un petit peu sidérées. Nous l’étions aussi par la bassesse de la chose et l’incongruité parce qu’honnêtement, il se tire une balle dans le pied. Si ça va au bout, nous allons avoir le procès auquel nous n’avions pas le droit parce que nous étions prescrites. Donc, au final, j’avoue que ça nous réjouit”, estime-t-elle.

Dans cette émission, il y aura à la fois des femmes qui ont déjà témoigné et d’autres qui n’avaient pas encore été entendues publiquement comme l’a révélé le teaser de l’émission.

Un procès médiatique initié par PPDA

Emma Dancourt a également voulu répondre à ceux qui regrettent que le “tribunal médiatique” remplace la justice.

“Le procès médiatique, c’est PPDA qui l’a enclenché le 3 mars 2021 en allant dans Quotidien chez Yann Barthès, qui a d’ailleurs été nul dans son interview. Et nous à ce moment-là, nous étions devant la police. Et c’est quand nous avons été classées sans suite que nous avons commencé à publier une tribune dans Le Monde pour dire, nous sommes les classées, les sans-suites, les prescrites. Puisque lui avait mis ça sur le terrain médiatique, on n'allait pas le laisser gesticuler sans rien faire et donc on a répondu”, explique-t-elle.

Au total, pour l’instant, 16 femmes ont porté plainte contre l’ancien présentateur vedette de TF1.

Guillaume Descours