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Rythmes scolaires: Vincent Peillon reconnaît que "ça ne va pas du tout dans certains endroits"

L'ancien ministre de l'Éducation nationale et candidat à la primaire de la gauche, était l'invité de Bureau de Vote ce lundi sur RMC. Interrogé par un auditeur de RMC sur les rythmes scolaires, celui qui les a mis en place quand il était rue de Grenelle a expliqué ce qui, selon lui, explique les ratés.

C'est Hervé, enseignant en Savoie, qui a interpellé ce lundi dans Bourdin Direct Vincent Peillon, qui a mis en place la réforme des rythmes scolaires quand il était encore ministre de l'Éducation nationale il y a trois ans. "Vous avez traité les enfants de 3 ans comme ayant les mêmes besoins que les enfants de 10 ans. Je peux vous dire qu'à partir de cinq semaines de classe on a des enfants qui sont épuisés. La majorité des enfants ont 24h de classe, plus les rythmes scolaires l'après-midi, plus la cantine, plus la garderie... On a le sentiment que les élèves sont plus présents à l'école qu'avant votre réforme", assure Hervé.

"C'est une réforme qui demande de la bonne volonté"

S'il ne fait pas de mea culpa, Vincent Peillon reconnaît quelques ratés et s'en explique. "Ces 5 matinées de classe, c'était l'intérêt des enfants et c'était ma responsabilité de ministre. Après, le problème est intervenu sur ce qui est après la classe, qui ne relevait pas de ma responsabilité mais celle d'autres ministères et des collectivités locales. J'ai voulu faire en sorte que parents d'élèves, professeurs et collectivités locales décident dans chaque endroit. Je ne pouvais pas imposer d'en haut. C'est une réforme qui demande de la bonne volonté à tout le monde. Peut-être que ça a été un peu difficile, et c'est vrai qu'il y a des endroits où il y a des choses qui ne vont pas du tout".

"Il ne faut pas être orgueilleux quand on gouverne"

"Surtout, je ne voulais pas que ce soit payant. Et à la maternelle, je ne voulais qu'on fasse comme en primaire. Après, des parents qui ont des enfants en primaire et en maternelle ont demandé que les rythmes scolaires soient harmonisés. Mais il ne faut pas être orgueilleux quand on gouverne, donc bien entendu il faudra faire les évaluations et corriger là où ce doit être corrigé".

P. Gril avec JJ. Bourdin