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Fin des emballages jetables dans les fast-foods: la restauration rapide est-elle prête?

Fini les emballages en carton dans les fast-foods. À partir du 1er janvier, ces enseignes devront utiliser de la vaisselle réutilisable pour servir leurs clients. Si certains sont prêts pour ce virage, d'autres ne le sont pas et certains ne sont même pas au courant de cette nouvelle mesure.

À partir du 1er janvier, les enseignes de restauration rapide vont devoir abandonner leurs emballages carton pour les repas pris sur place. La mesure, qui fait partie de la loi AGEC anti-gaspillage de 2020, ne concerne en revanche que les établissements qui peuvent accueillir plus de 20 personnes en salle.

Cette mesure fait partie de la loi sur la lutte contre le gaspillage. Au total, cette mesure concerne 30.000 fast-foods en France. Certains ont déjà prévenu, ils ne seront pas prêts à temps. C'est par exemple le cas de Burger King ou encore Domino's Pizza. Les fast-foods indépendants eux ne sont parfois même pas au courant.

Muriel Reyss, directrice de la communication de Burger King France, estime ce mercredi sur RMC assure que l'enseigne est "prête" à déployer "massivement" ce dispositif, tout en concédant que tous ne seront pas prêts au 1er janvier.

"On a un déploiement qui se fait au rythme de nos franchisés mais ça va être massif et tout le monde joue le jeu de façon enthousiaste", assure-t-elle, tout en reconaissant que l'implantation d'une telle mesure n'est "pas simple".

Scepticisme du côté des ONG

La chaîne McDonald's, elle, dit être prête à 90% pour mettre en place cette mesure. À la place de ces emballages carton, le restaurant utilisera de la vaisselle réutilisable conçue avec un nouveau matériau: le tritan, un dérivé du plastique.

Pourtant, cette initiative ne convainc pas certaines ONG comme Zero Waste France. Selon elle, ce matériau n'est pas durable. Il fera une dizaine de lavage et sera jeté à la poubelle.

La filière européenne des emballages (EPPA) estime en effet que la vaisselle réutilisable a "au final un bilan environnemental plus mauvais que celui des emballages en papier". Elle "doit être lavée et séchée", à grand renfort "d'énergie, d'eau et de détergents", a souligné son président Éric Le Lay dans une tribune piubliée début décembre dans le JDD.

Lucie Rispal avec Guillaume Descours