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Le grand retour des mariages après deux ans de Covid

Après deux années de pandémie de Covid-19, le secteur des mariages revit avec l'été qui revient. Un secteur qui se retrouve rapidement surbooké et qui doit demander de l'adaptation pour les futurs époux qui vont se dire oui.

Après deux années creuses, en raison de la pandémie, les mariés sont nombreux à se dire oui depuis le printemps et ça va continuer tout l’été. Cette année, on devrait revenir au nombre de mariages habituel, constaté avant le Covid-19 soit 230.000 par an, dont une moitié de reports. Cette tendance devrait s’amplifier l’an prochain, où l’on attend 20 à 50.000 mariages de plus que la normale. Car, cette année, il faut faire tenir trois ans de mariage, 2020, 2021 et 2022 en un. D’où un embouteillage dans le calendrier, qui va se reporter sur l’an prochain.

Pour pouvoir se marier cet été, il fallait donc s’y prendre bien à l’avance. C’est ce qu’a fait Anne, qui explique s'être précipitée "pour les date" et avoir vite "reservé", depuis "un an et demi":

"Ils nous avaient prévenu qu’avec le Covid, il y avait déjà beaucoup de réservation, même pour la robe on m’avait prévenue qu’il y avait pas mal de délai", explique-t-elle.

Se marier en semaine, une nouvelle mode?

Cette forte demande pousse de nombreux couples à faire des concessions sur les prestations ou la date du mariage. Maeva a choisi de son côté de décaler de quelques semaines supplémentaire son marriage.

"Nous on se marie en Corse, ça n'a pas été très facile mais on a réussi à trouver fin septembre, c’est pas dans la saison à proprement parlé. Juin, juillet ou août, c’était complet. On n'aurait pas pu."

La mairie pour Maeva, ce sera un mercredi. Certains même font la fête en semaine, avec les amis, la famille. C’est de plus en plus courant, D'après Elodie Pecquerie, organisatrice de mariages, c'est de plus en plus courant. Les fêtes peuvent avoir lieu "un lundi ou un mardi": "il y en a de plus en plus même si ce n'est pas encore une grosse tendance." C’est un moyen idéal d’avoir le lieu ou le DJ de ses rêves, même quand tous les samedis sont déjà pris.

Se marier va coûter plus cher

A cause de cette demande en hausse, les professionnels du secteur sont surbookés. Il a fallu relancer la machine après deux ans au ralenti. Le planning d’Elodie, par exemple, est plein pour la fin d’année et se remplit à toute vitesse pour 2023.

"Normalement on signe au printemps et à la fin de l’été. Là au printemps j’ai déjà deux fois plus de contrats pour 2023 que l’an dernier."

C’est pareil pour Chantal, dans sa boutique de robe à Bordeaux, qui exclut de refuser toute commande et va s'adapter:

"Samedi on a eu qyatre demandes. Pour un mois de juillet, où les gens sont en vacances, c’est beaucoup. On va travailler plus, on va s’adapter mais non on ne va pas refuser de commandes."

Certains traiteurs, eux, refusent déjà de monde pour l’an prochain. Ils sont touchés aussi par une pénurie de main d'œuvre. Ajoutez à cela une plus forte demande et l’inflation galopante, se marier risque de coûter un peu plus cher l’an prochain.

"Les prix ont augmenté car tout augmente, les matières premières, les tissus, l'alimentaire, l'essence... On entend parler d'abus mais ce sont de réels coûts qu'il faut répercuter" explique François Guérineau, le directeur de la maison du mariage à Bordeaux.

Les professionnels s’attendent donc à bon chiffres d’affaires en 2022 puis 2023. C'est une reprise qu'ils espéraient vivement puisqu'ils doivent compenser la baisse de régime des deux dernières années.

Marie Sanz avec MM