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"Le mot catholique n'est pas un gros mot": après l'incendie de Notre-Dame des tensions naissent entre l'Etat et l'Église

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Suite à l'incendie de Notre-Dame, Emmanuel Macron a appelé à la communion nationale dans une allocution télévisée. Mais derrière la communion affichée, en sous main des tensions opposent l'Eglise et l'Etat au sujet de la reconstruction de la Cathédrale Notre-Dame.

Après l’incendie de Notre-Dame de Paris, l’État a semblé faire corps avec l’église. Emmanuel Macron a prononcé un discours pour apporter son soutien et a promis une reconstruction rapide de la cathédrale. Pourtant, derrière la communion affichée, des tensions opposent l'Église et l'Etat au sujet de la reconstruction.

"Le mot catholique n'est pas un gros mot" a d'ailleurs affirmé l'archevêque de Paris en direction d'Emmanuel Macron. Les catholiques de France reprochent au président de ne pas les avoir cités lors de son intervention à l'Elysée.

Et ces frictions presque invisibles entre Église et Etat sont apparues dans les heures qui ont suivi l'incendie. Premier point de discorde: la collecte de fonds. Chacun voulait récolter les dons mais un compromis a finalement été trouvé.

L'Église dépossédée du chantier

Et si la cathédrale appartient bien à l'Etat, une source religieuse insiste sur un point: "ce lieu est un lieu de messes et de prières et l'archevêque aura son mot à dire" sur l'ensemble de la rénovation. 

Face à l'activisme présidentiel, l'Église craint de se voir dépossédée du chantier. Si les vieilles rivalités historiques ont la dent dure l'Elysée de son côté se veut rassurant. Dans ce dossier, "c'est la loi de 1905 de séparation de l'Église et de l'Etat et rien que la loi de 1905" qui s'appliquera, affirme l'Elysée. 

Jérémy Trottin avec Guillaume Descours